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François Hollande "lance un appel" à l'Indonésie pour que Serge Atlaoui ne soit pas exécuté

Ce Français a été condamné à la peine capitale pour trafic de drogue. Son dernier recours a été rejeté mardi. 

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France Télévisions
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Serge Atlaoui accorde une interview à l'AFP le 25 septembre 2010 depuis la prison où il est détenu sur l'île de Nusakambangan, dans le sud de Java, en Indonésie.  (BAY ISMOYO / AFP)

Après le rejet par la Cour suprême indonésienne de son ultime recours, le Français Serge Atlaoui espère encore échapper à sa condamnation à mort pour trafic de drogue, alors que son exécution est prévue dans les prochaines semaines. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a convoqué l'ambassadeur d'Indonésie pour évoquer ce sujet, mardi 22 avril. 

Dans l'après-midi, François Hollande a "lancé un appel" à l'Indonésie pour que Serge Atlaoui ne soit pas exécuté, lors d'une conférence de presse à l'Elysée. "Je lance un appel pour qu'il n'y ait pas cette exécution qui serait dommageable pour l'Indonésie et pour tout le monde", a-t-il dit.

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Condamné en 2007 pour un trafic qu'il a toujours nié

Le président indonésien, Joko Widodo, reste intransigeant sur l'exécution de condamnés à mort pour drogue, en particulier pour des raisons de politique intérieure. L'appel à la clémence de Paris pour sauver un Français a très peu de chances d'aboutir, selon des analystes.

La Cour suprême d'Indonésie a ruiné les espoirs de Serge Atlaoui, âgé de 51 ans, en rejetant son ultime recours pour un procès en révision afin de tenter d'échapper à la peine capitale, après une condamnation en 2007 pour un trafic de drogue qu'il a toujours nié. La France a rapidement réagi par la voix du ministre des Afffaires étrangères, Laurent Fabius, qui a réclamé dès mardi "un geste de clémence" de l'Indonésie. L'épouse du condamné a de son côté appelé la présidence indonésienne à prononcer une "grâce".

Mais, compte tenu de la fermeté affichée par Joko Widodo, ces appels ont très peu de chances d'être entendus. Après avoir remporté la présidentielle l'été dernier et pris ses fonctions en octobre, l'une des premières décisions du président indonésien, surnommé Jokowi, a été de rejeter toutes les demandes de grâce de condamnés à mort pour drogue.

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