Chine. Bo Xilai exclu du Parlement, son procès peut commencer

Le dirigeant déchu est notamment accusé de corruption. La date du procès n'est pas encore connue.

L\'ancien dirigeant communiste chinois Bo Xilai, exclu du Parti communiste chinois fin septembre 2012, assiste à un congrès du parti le 9 mars 2012.
L'ancien dirigeant communiste chinois Bo Xilai, exclu du Parti communiste chinois fin septembre 2012, assiste à un congrès du parti le 9 mars 2012. (WANG ZHOU BJ / IMAGINECHINA)

ASIE-PACIFIQUE - Après son bannissement politique, bientôt le procès. Le dirigeant chinois déchu Bo Xilai a été exclu des rangs de l'Assemblée nationale populaire (ANP), contrôlée par le Parti communiste chinois (PCC), ce qui signifie la fin de son immunité parlementaire. Cette décision, annoncée par l'agence Chine nouvelle vendredi 26 octobre, ouvre la voie au procès de cet ancien élu, qui doit comparaître devant la justice pour y répondre d'accusations multiples, notamment de corruption "massive". La date du procès n'est pas encore connue.

L'ex-chef de la métropole géante de Chongqing a déjà été exclu du PCC le mois dernier. Beaucoup lui prêtaient des ambitions au niveau national : il avait lancé dans cette mégalopole une campagne ambitieuse à tonalité nationaliste, glorifiant les thèmes de la période maoïste et revisitant la grandeur révolutionnaire chinoise. Le Parti communiste chinois souhaite ainsi tirer un trait sur le cas Bo Xilai avant l'ouverture le 8 novembre de son congrès, qui doit donner lieu à une transition prévue de longue date, marquée par un rajeunissement des plus hauts dirigeants.

En éclatant au printemps, l'affaire Bo Xilai, dont l'épouse a été condamnée en août pour l'assassinat d'un Britannique, a fait l'effet d'une bombe en illustrant l'intensité de la lutte pour les postes-clés au sommet du parti unique, qui règne d'une main de fer sur le pays depuis plus de soixante ans. Plusieurs centaines d'universitaires et d'anciens responsables chinois avaient appelé cette semaine le Parlement à ne pas exclure de ses rangs Bo Xilai, qui conserve une bonne image au sein de la gauche conservatrice chinoise.