Vol MH370 : l'Australie renonce à ériger un mémorial aux victimes

Certains proches des victimes préfèrent attendre de retrouver l'avion pour décider du lieu de la construction d'un tel monument. 

Un homme écrit un message de soutien sur un mur lors d\'une manifestation des proches des victimes du crash du MH370 à Kuala Lumpur (Malaisie), le 8 mars 2014. 
Un homme écrit un message de soutien sur un mur lors d'une manifestation des proches des victimes du crash du MH370 à Kuala Lumpur (Malaisie), le 8 mars 2014.  (AIMAN ARSHAD / CROWDSPARK / AFP)

Faute de consensus, les autorités australiennes ont préféré reculer. Elles ont renoncé, dimanche 1er juillet, à construire un mémorial aux disparus du vol MH370 de Malaysia Airlines, du fait des réticences de familles de victimes. L'endroit où se trouve l'appareil -ou les débris de l'appareil- reste un mystère malgré deux importantes opérations de recherches menées au large de l'Etat d'Australie-Occidentale. L'avion, qui avait décollé de Kuala Lumpur (Malaisie), a disparu le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord.

Les familles de victimes divisées sur la question

En 2014, le gouvernement fédéral et celui de l'Australie-Occidentale avaient manifesté leur souhait de construire un monument à Perth, mais des familles ont déclaré qu'elles n'en voulaient pas tant que l'avion ne serait pas retrouvé. "Certains proches étaient favorables au projet, mais d'autres avaient des inquiétudes", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre de cet Etat, Mark McGowan. "Il a été décidé qu'il était dans l'intérêt de tous de ne pas édifier pour l'heure ce mémorial. Nous sommes certains, après avoir consulté les familles australiennes, d'avoir pris la bonne décision".

Danica Weeks, une Australienne dont le mari se trouvait à bord de l'avion, a déclaré au journal The West Australian (article en anglais) que les deux gouvernements "n'auraient pas dû perdre leur énergie avec ça. Ils auraient dû dépenser cette énergie à rechercher l'avion". Selon elle, cette question du monument se posera "quand ils auront trouvé l'avion, au moins nous saurons où nous en sommes et nous pourrons prendre une décision sur le lieu où il faudrait construire un mémorial que l'on pourrait visiter".