Birmanie : un poste officiel pour l'opposante Aung Suu Kyi ?

Selon un conseiller de la présidence birmane, le prix Nobel de la paix 1991 pourrait jouer un rôle au sein du gouvenement après les élections d'avril.

Aung San Suu Kyi lors d\'une conférence de presse devant son domciile à Rangoon en Birmanie le 28 décembre 2011.
Aung San Suu Kyi lors d'une conférence de presse devant son domciile à Rangoon en Birmanie le 28 décembre 2011. (SOE THAN WIN / AFP)

Un nouveau pas vers la démocratie ? L'opposante birmane Aung San Suu Kyi pourrait jouer un rôle au sein du gouvernement dit "civil" si elle remporte son siège à l'issue des élections législatives partielles du 1er avril, a déclaré dimanche 8 janvier un conseiller de la présidence birmane.

La lauréate du prix Nobel de la paix pourrait obtenir un poste "approprié" dans la haute administration publique de son pays, a indiqué à l'AFP Nay Zin Latt. "Il y a aussi la possibilité qu'elle soit nommée au gouvernement", a-t-il dit, ajoutant que cela dépendrait de ses souhaits. "Nous ignorons encore de quelle façon et où elle remplira ses fonctions si elle est élue", mais elle pourrait "juste être une parlementaire"a-t-il ajouté.

Réformes et gestes symboliques

Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991 et chef de file du principal parti de l'opposition birmane, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), briguera un siège au Parlement lors des élections partielles, a annoncé un porte-parole du parti lundi 21 novembre. C'est la première fois qu'elle se présente personnellement à un scrutin.

La LND avait été dissoute après avoir annoncé son boycott des élections de novembre 2010, pour dénoncer des lois électorales inacceptables selon elle. Depuis, la junte au pouvoir a cédé la place à un régime dit "civil", même s'il est étroitement contrôlé par l'armée. A sa tête, le président Thein Sein a multiplié les réformes et les gestes symboliques, notamment en libérant 230 détenus politiques en octobre dernier