Souffrance animale : le scandale des "fermes à sang"

Des ONG dénoncent les "fermes à sang" d'Argentine et d'Uruguay où les juments sont engrossées en permanence puis saignées. L'objectif ? Prélever une hormone utilisée en France.

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FRANCE 3

Les images donnent froid dans le dos. Un document de l'association Welfarm montre des juments parquées dans des box et battues dans des fermes argentines et uruguayennes. L'objectif est de leur prélever jusqu'à 10 litres de sang une à deux fois par semaine. Ces fermes fournissent en effet des laboratoires pharmaceutiques européens. Là-bas, les juments sont engrossées plusieurs fois par an et saignées, avant d'être avortées sans anesthésie à quatre mois de gestation.

Un business juteux

Pendant quelques mois, le placenta des juments produit une hormone qui intéresse les laboratoires : l'eCG. Elle est utilisée pour synchroniser les naissances dans les élevages laitiers. "Cette hormone est vendue aux éleveurs français de chèvres, de brebis ou de truies, explique Adeline Colonat qui travaille pour l'ONG Welfarm. Elle est injectée dans les femelles pour obtenir des ovulations sur commande." Ainsi, les éleveurs s'assurent que tous les petits naissent le même jour ou que du lait soit produit toute l'année. Vendu au prix fort, un euro les 100 grammes, ce business juteux existe depuis 30 ans déjà alors que des alternatives existent.

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Un commerçant a lâché ses chevaux dans une banque de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône). (DENIS DEBADIER / PHOTONONSTOP / AFP)