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PSA se prépare à supprimer 6 800 emplois en Europe

Dans le même temps, le premier groupe automobile français s'apprêterait à investir plus de 500 millions d'euros au Brésil.

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Des employés de PSA Peugeot Citroën travaillent sur la chaîne de production de la DS4, le 2 mai 2011 à Mulhouse (Haut-Rhin). (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Huit cents postes d'intérimaires supprimés en France d'ici à la fin de l'année, selon les syndicats, et au total, 6 800 postes menacés en Europe. Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot Citroën, a annoncé mercredi 26 octobre un plan d'économies de 800 millions d'euros en 2012.

Cela devrait se traduire par la suppression de 1 000 postes en production l'an prochain en Europe sous la forme de plans de départs volontaires, 2 500 dans les activités hors production (marketing, informatique, etc.) et 2 500 dépendant de prestataires externes. 

PSA emploie en tout environ 167 000 salariés en Europe, dont 100 000 en France. Philippe Varin a assuré au ministre de l'Industrie, Eric Besson, que le plan d'économies ne remettait pas en cause la présence industrielle du groupe en France.

"Scandaleux" pour la CGT

"L'annonce de ce plan est quelque chose de scandaleux, alors que la situation financière de l'entreprise est bonne, s'est indigné le délégué CGT au comité de groupe européen de PSA. Les conditions de travail sont déjà assez surchargées comme ça, on n'a pas besoin d'une réduction des effectifs."

Le premier constructeur automobile français a en effet publié un chiffre d'affaires pour le troisième trimestre 2011 en hausse de 3,5 %, à 13,45 milliards d'euro. En revanche, le chiffre d'affaires de la seule division auto a baissé de 1,6 %, affecté par une concurrence plus vive en Europe depuis la rentrée.

PSA investirait plus de 500 millions d'euros au Brésil

Cette annonce risque de passer d'autant plus mal que selon Les Echos, le groupe devrait mettre en place un plan d'investissement d'environ 530 millions d'euros au Brésil. D'après le quotidien économique, le président du conseil de surveillance, Thierry Peugeot, doit rencontrer mercredi après-midi la présidente brésilienne Dilma Rousseff pour officialiser une extension de l'usine de Porto Real.

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