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Prothèses PIP : 300 Argentines réclament 41 milliards d'euros

"Nous avons déposé une plainte collective contre l'entreprise française Poly Implant Prothèses (PIP), l'organisme de certification allemand TÜV et l'assureur allemand Allianz", a déclaré l'une de leurs avocates.

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France Télévisions
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L'avocate d'Argentines porteuses de prothèses PIP montre des implants PIP défectueux, lors d'une conférence de presse, à Buenos Aires (Argentine), le 26 août 2013. (DANIEL GARCIA / AFP)

Le scandale des prothèses PIP n'en finit pas. Trois cents Argentines, porteuses de prothèses mammaires défectueuses PIP, ont déposé plainte devant la justice argentine pour exiger 41 milliards d'euros de dommages et intérêts, ont annoncé lundi leurs avocates. "Nous avons déposé une plainte collective contre l'entreprise française Poly Implant Prothèses (PIP), l'organisme de certification allemand TÜV et l'assureur allemand Allianz", a déclaré l'une d'elles, Virginia Luna. Une partie des plaignantes font partie des 7 400 femmes qui ont saisi la justice française, qui rendra son jugement le 10 décembre.

Cette affaire a pris une ampleur mondial puisque les prothèses PIP étaient distribuées dans plus de 65 pays, dont la moitié en Amérique du Sud. Au total, plus de 300 000 femmes seraient porteuses d'implants PIP dans le monde.

15 000 personnes concernées en Argentine

Selon l'avocate, le montant réclamé au titre des dommages et intérêts risque d'augmenter. On estime à 15 000 le nombre de patientes concernées par les prothèses PIP, en Argentine. Et la plainte en nom collectif, si elle est acceptée, pourrait déboucher sur l'indemnisation de l'ensemble de ces personnes.

Lors d'une conférence de presse à Buenos Aires, l'avocate et trois victimes ont montré à la presse la fragilité des prothèses. "Sur un échantillon de 500 femmes, 19% ont déploré une rupture avec filtration du gel vers les aisselles, la tête, le cou et aussi les poumons", a affirmé l'avocate. "Le chirurgien m'a conseillé les PIP et comme je n'y connais rien j'ai accepté qu'il m'opère en 2008. En 2010, j'ai fait un contrôle et tout allait bien, mais un an après, j'ai senti une forte douleur et une démangeaison dans un sein", a confié Anabel Gonzalez, 36 ans. L'avocate souligne qu'il ne s'agit "plus d'une question esthétique mais d'un problème de santé".

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