Record de température en Sibérie : "Nous allons connaître l'année la plus chaude, ou la deuxième année la plus chaude, enregistrée depuis 1880", prévient un climatologue

Avec 38 degrés relevés samedi 20 juin en Sibérie, un nouveau record de température est enregistré. Un record "emblématique, mais en réalité il s'inscrit dans une tendance lourde", selon le climatologue Christophe Cassou.

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Le soleil - Illustration (BORIS COMPAIN / FRANCE-BLEU TOURAINE)

"Nous allons connaître l'année ou la deuxième année la plus chaude, enregistrée depuis 1880. Cela confirme à nouveau la tendance très lourde au réchauffement", a indiqué lundi 22 juin, sur franceinfo, Christophe Cassou, climatologue et chercheur au CNRS. Ce samedi 20 juin, la Sibérie a connu un record de température, avec 38 degrés enregistrés.

On va battre cette année le record mondial de température

Christophe Cassou, climatologue et chercheur au CNRS

sur franceinfo

"Le précédent record était de 37,3 degrés, dans les années 1980. Nous sommes, avec 38 degrés, à environ dix ou quinze degrés au-dessus des normales saisonnières détaille Christophe Cassou. Ce record s'inscrit dans la continuité d'une année exceptionnelle, et en particulier d'un hiver exceptionnel qui a vu des températures très chaudes sur tout le continent eurasiatique depuis le mois de décembre. C'est vraiment toute la Sibérie qui est touchée. Ce record de 38 degrés est emblématique, mais en réalité il s'inscrit dans une tendance lourde".

Un record conforme aux prévisions des climatologues

"Il faut s'en inquiéter, car ce record correspond exactement aux projections climatiques que nous faisions il y a vingt ou trente ans. La température augmente deux fois plus vite au-dessus du cercle polaire que la température globale. (...) Dans un contexte d'augmentation des températures, battre des records est attendu. C'est cette continuité qui n'était pas vraiment attendue. On va battre cette année le record mondial de température, à cause de ce qui se passe en Sibérie. L'homme est aujourd'hui responsable de cette augmentation des températures", a terminé le climatologue.

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