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Facebook, Google etc. : les géants du net démentent renseigner les espions américains

Neuf entreprises du web ont été accusées de fournir un "accès direct" à leurs serveurs afin de renseigner l'Agence nationale de sécurité et le FBI. 

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France Télévisions
Publié Mis à jour
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Neuf entreprises, dont Facebook, ont été accusées de fournir au gouvernement américain un "accès direct" à leurs serveurs. (JAUBERT / SIPA)

Des internautes américains espionnés par le gouvernement via Apple, Google, Facebook, Microsoft, Yahoo! ou encore YouTube ? Vendredi 7 juin, les géants du net ont démenti ces accusations. La veille, neuf entreprises ont été accusées de fournir au gouvernement américain un "accès direct" à leurs serveurs, selon le quotidien britannique The Guardian et l'Américain The Washington Post, qui révèlent ces méthodes.

Ces données, recueillies dans le cadre d'un programme secret, baptisé Prism, permettraient à l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) et au FBI de surveiller les activités d'étrangers. 

"Jamais entendu parler de Prism"

"Nous ne fournissons aucun accès direct à nos serveurs à des agences gouvernementales, et toute agence de ce type recherchant des données sur un client doit obtenir un mandat judiciaire", a déclaré le porte-parole du groupe Apple, Steve Dowling. Le groupe a indiqué n'avoir "jamais entendu parler de Prism". Contacté par l'AFP, le réseau social Facebook a lui aussi démenti ces accusations jeudi. "Nous ne fournissons à aucune organisation gouvernementale un accès direct aux serveurs Facebook", a affirmé Joe Sullivan, responsable de la sécurité du groupe.

Quand les autorités font des demandes de recherches d'informations, "nous regardons de près la conformité au droit de telles requêtes, et ne fournissons des informations que dans les cadres requis par la loi", affirme-t-il. Quand au moteur de recherche Google, la firme a répondu dans un communiqué aux deux journaux qu'il n'existait pas de "porte d'entrée cachée" à ses serveurs pour les services fédéraux. Microsoft et Yahoo! ont également démenti toute participation à un tel programme. 

The Guardian (en anglais) a par ailleurs révélé jeudi que l'opérateur américain des télécoms Verizon remettait quotidiennement à la National Security Agency (NSA), l'une des principales agences de renseignements des Etats-Unis, les relevés téléphoniques de millions d'abonnés.

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