Equateur : au moins 50 morts lors de mutineries dans trois prisons

Le président équatorien Lenin Moreno a accusé des "organisations criminelles" d'être derrière ces mutineries qui ont éclaté de manière simultanée.

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France Télévisions
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La prison de Guayaquil (Equateur), le 23 février 2021. (MARCOS PIN MENDEZ / AFP)

Au moins 50 prisonniers sont morts dans des mutineries qui ont éclaté mardi 23 février dans trois prisons d'Equateur, a annoncé la police. "Pour l'heure, la police criminelle rapporte 50 morts parmi les personnes privées de liberté" lors de troubles survenus dans trois prisons dans le port de Gayaquil (sud-ouest du pays) et les villes andines de Cuenca et Latacunga (sud), a indiqué la police sur Twitter.

Le président équatorien Lenin Moreno a accusé des "organisations criminelles" d'être derrière ces mutineries qui ont éclaté de manière simultanée. Les autorités "agissent pour reprendre le contrôle des prisons", a ajouté le chef de l'Etat sur Twitter.

Des prisons sous état d'exception depuis fin 2020

Selon le parquet, des "affrontements entre bandes criminelles" ont également fait plusieurs blessés. "Face à l'action concertée d'organisations criminelles pour provoquer des violences dans les centres pénitentiaires du pays (...) nous menons des actions pour reprendre le contrôle" des lieux, a indiqué également sur Twitter le ministre de l'Intérieur, Patricio Pazmiño.

En décembre, des mutineries dans différentes prisons à la suite de rivalités entre organisations criminelles, notamment des narcotrafiquants, avaient fait onze morts et sept blessés parmi les détenus. Fin 2020, un état d'exception pour les prisons du pays avait été décrété pour 90 jours par le président Moreno avec l'objectif de contrôler les "mafias" et de réduire la violence qui gangrène les centres de détention.

Au total sur l'année 2020, la violence entre détenus a provoqué la morts de 51 prisonniers. Depuis le début de l'année, avant les troubles de mardi, trois prisonniers étaient déjà décédés lors de violences, selon les données de la police. En raison de la pandémie de Covid-19, afin de diminuer la surpopulation carcérale, le pays sud-américain avait décidé l'année dernière d'appliquer des peines de substitution pour les délits mineurs.

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