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Quatre personnes en garde à vue après la tragédie au Brésil

Il s'agit des deux gérants et de deux musiciens qui ont allumé un feu de bengale qui aurait pu être à l'origine de la mort de 231 personnes.

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France Télévisions
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Un policier devant la discothèque où s'est déroulée la tragédie de Santa Maria (Brésil), le 28 janvier 2013. (JEFFERSON BERNARDES / AFP)

L'enquête s'accélère au Brésil. Les policiers tentent de comprendre la cascade de négligences qui a conduit à la mort centaines d'étudiants dans une discothèque de Santa Maria (sud). Quatre personnes étaient entendues lundi 28 janvier sur leurs responsabilités dans le drame de la discothèque Kiss, où 231 personnes sont mortes, prises au piège d'un nuage de fumée toxique provoqué par un spectacle pyrotechnique pendant un concert.

Parmi les personnes en garde à vue, l'un des deux propriétaires propriétaires des lieux. Mais aussi deux membres du groupe de country brésilienne qui se produisait dans la discothèque : le chanteur, qui, selon les témoins, a provoqué l'incendie en jetant un feu de Bengale, et le responsable de la sécurité du groupe. Plus tard dans l'après-midi, le second patron de la discothèque, également visé par un mandat d'arrêt, s'est livré à la police.

"Nous pensons que la cause la plus plausible de l'incendie est l'engin pyrotechnique utilisé par le groupe, qui aurait mis le feu au plafond", a expliqué un commissaire de police. Pendant sa garde à vue, l'un des patrons du Kiss (le nom de la boîte) a aussi reconnu que sa licence était périmée depuis août, mais il a ajouté qu'il avait demandé son renouvellement. Il a accusé le groupe musical d'être responsable de la tragédie. Il a nié avoir ordonné aux vigiles du Kiss de bloquer la sortie de la discothèque au début du drame, et d'avoir retiré du local l'ordinateur disparu sur lequel sont enregistrées les images des caméras de sécurité de la discothèque.

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