WikiLeaks : un juge américain ordonne la libération de Chelsea Manning

Les pénalités financières qui avaient été fixées pour la forcer à témoigner sur WikiLeaks et son fondateur Julian Assange restent néanmoins valables. 

Chelsea Manning, ancienne analyste militaire, le 16 mai 2019.
Chelsea Manning, ancienne analyste militaire, le 16 mai 2019. (ERIC BARADAT / AFP)

Un juge a ordonné jeudi 12 mars la libération de l'ex-informatrice de WikiLeaks, Chelsea Manning qui, la veille, avait tenté de se suicider depuis la prison où elle était détenue en raison de son refus de témoigner devant un grand jury. Ce grand jury ayant été dissous, "le tribunal considère que la comparution de Mme Manning n'est plus nécessaire et que son maintien en détention ne répond plus à un objectif de coercition", a décidé le juge Anthony Trenga.

Les pénalités financières qui avaient été fixées pour la forcer à témoigner sur WikiLeaks et son fondateur Julian Assange restent néanmoins valables, et elle devra payer 256 000 dollars d'amendes, a-t-il ajouté.

Une peine commuée par Barack Obama

Chelsea Manning, 32 ans, a tenté de se suicider mercredi. Les autorités étaient intervenues à temps et elle a été transférée à l'hôpital, selon son groupe de soutien. En 2010, le soldat Manning, alors connu sous le prénom de Bradley, avait fait fuiter plus de 700 000 documents confidentiels ayant trait aux guerres d'Irak et d'Afghanistan, dont plus de 250 000 câbles diplomatiques qui avaient plongé les Etats-Unis dans l'embarras.

L'ex-analyste du renseignement avait été condamnée en 2013 à trente-cinq ans de prison par une cour martiale, mais sa peine avait été commuée par le président Barack Obama. Elle avait été libérée en mai 2017 après sept ans de prison, durant lesquels elle avait entamé sa transition vers le sexe féminin. En mars 2019, cette icône des personnes transgenres avait de nouveau été incarcérée parce qu'elle refusait de témoigner sur Julian Assange devant un grand jury.