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Vidéo Barack Obama : "Il y a 35 ans, j'aurais pu être Trayvon Martin"

Le président américain a commenté l'acquittement de George Zimmerman, sans remettre en cause la décision de justice.

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France Télévisions
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Le président américain Barack Obama lors d'un discours à la Maison Blanche, à Washington, le 19 juillet 2013. (CAROLYN KASTER / AP / SIPA)

L'acquittement de George Zimmerman, samedi dernier, ne laisse pas indifférent le président des Etats-Unis. Barack Obama a commenté, vendredi 19 juillet, la décision de justice rendue la semaine passée. Sans la contester, il a déclaré : "Il y a 35 ans, j'aurais pu être Trayvon Martin." Barack Obama a également salué "l'incroyable dignité" des parents de l'adolescent noir tué en 2012 en Floride. Depuis plusieurs jours, des manifestations se multiplient pour dénoncer cet acquittement. Plusieurs stars, parmi lesquelles Beyoncé et Stevie Wonder, ont fait état de leur colère.

Lors d'une apparition surprise dans la salle de presse de la Maison Blanche, Barack Obama a également appelé à réduire la "défiance" entre les Afro-Américains et la police, annonçant qu'il souhaitait un examen des législations locales sur la légitime défense, telles que celle appliquée en Floride. Adoptant un ton très personnel, espaçant ses mots de silences émus, il a dit ne pouvoir "imaginer ce que traversent" les parents du jeune homme. Mais il a aussi estimé que le procès de George Zimmerman avait été juste et que le verdict avait été rendu par un jury souverain.

"Disparités raciales dans l'application de nos lois"

"Une fois que le jury a parlé, c'est ainsi que fonctionne notre système", a-t-il dit, poursuivant ainsi : "Lorsque Trayvon Martin a été abattu, j'ai dit qu'il aurait pu être mon fils. Une autre façon de le dire, c'est qu'il y a 35 ans, j'aurais pu être Trayvon Martin." Le président américain a souligné que la communauté afro-américaine observait ces questions "à travers un ensemble d'expériences, et une histoire qui ne disparaît pas. Il y a très peu d'hommes afro-américains qui n'ont pas vécu l'expérience d'être suivis [par des vigiles] dans un grand magasin où ils faisaient leurs courses. Cela a été mon cas." 

EVN

"La communauté afro-américaine sait aussi qu'il existe une histoire de disparités raciales dans l'application de nos lois pénales", a-t-il remarqué. "Et cela finit par avoir des conséquences sur la façon dont les gens interprètent l'affaire" criminelle. Souhaitant que des leçons soient tirées du drame, Barack Obama a aussi affirmé qu'il était "compréhensible qu'il y ait eu des manifestations et des veillées (…) tant qu'elles restent non-violentes. Si je vois que des violences se déroulent, alors je rappellerai que cela déshonorerait ce qui est arrivé à Trayvon Martin et sa famille."

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