Argentine : un bruit anormal détecté trois heures après le dernier contact avec le sous-marin disparu

Le San Juan a disparu mercredi 15 novembre. La Marine argentine refuse d'évoquer une explosion à bord. 

Le sous-marin argentin \"Ara San Juan\", près de Buenos Aires, en 2013.
Le sous-marin argentin "Ara San Juan", près de Buenos Aires, en 2013. (AP / SIPA)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Un bruit anormal a été enregistré voici une semaine, trois heures après la dernière communication du sous-marin argentin San Juan, à proximité de sa dernière position connue. C'est ce qu'a annoncé mercredi 22 novembre le porte-parole de la Marine argentine, refusant d'évoquer une explosion. "Nous avons été informés d'un indice officiel, du mercredi 15 novembre à 11 heures, dans la zone d'opération du sous-marin : une anomalie hydro-acoustique. C'est un bruit qu'il faut analyser", a déclaré lors d'un point-presse le capitaine Enrique Balbi.

Il a précisé que le "bruit" a été enregistré à 400 km des côtes de Patagonie, à 60 km au nord de la dernière position communiquée par le sous-marin. Le submersible avait mis le cap sur la base navale de Mar del Plata, son port d'attache.

Cela a dû être un bruit très fort. (...) Il peut s'agir d'une explosion.

un ancien commandant de sous-marin

à l'AFP

Trois navires se sont dirigés vers la position indiquée afin de tenter de localiser le sous-marin. Ils devaient arriver sur zone mercredi en fin de soirée, vers 23 heures (heure locale). Plus de 4 000 personnes participent aux opérations, dans une zone étendue sur 1 000 km de long, du nord au sud, et 500 km d'est en ouest. Au total, quatorze navires et dix avions sont mobilisés pour les recherches.

Des chances de survie qui s'amenuisent

Le sous-marin militaire argentin n'a pas donné signe de vie depuis une semaine. Selon la Marine argentine, le submersible avait signalé une avarie avant sa dernière communication, mais celle-ci n'avait pas été jugée suffisamment grave pour déclencher une procédure d'urgence.

S'il est en immersion, sans contact avec la surface pour renouveler l'air, la Marine estime que l'équipage peut survivre sept jours et sept nuits. En cas d'explosion à bord et/ou d'incendie, les chances de survie sont infimes. Cela explique peut-être que la balise de détresse n'ait pas pu être activée.