12 janvier 2010. Haïti est dévasté par un séisme d’une rare violence

Il était 16h53, le 12 janvier 2010, quand une secousse de magnitude 7 sur l’échelle de Richter a semé le chaos en Haïti.

Les décombres du palais présidentiel à Port-au-Prince
Les décombres du palais présidentiel à Port-au-Prince (THONY BELIZAIRE / AFP)
Article initialement publié le 11 janvier 2013

Le président haïtien René Préval évoque alors plusieurs milliers de morts quand le Premier ministre Jean-Max Bellerive fait état de 100.000 morts. En fait, 220.000 personnes ont perdu la vie et 300.000 ont été gravement blessées.
Retour sur ces évènements tragiques …

 
De nombreux témoignages de survivants évoquent alors l’apocalypse. Quelques minutes après la première secousse, une habitante nous fait vivre ce qu’elle voit depuis les hauteurs de Port-au-Prince.
Paroles d’une survivante …

 
Une magnitude extrêmement forte et un épicentre à la fois très proche de la capitale et très près de la surface de la terre, toutes les conditions étaient réunies pour une catastrophe de grande ampleur.
L’analyse des spécialistes …

 
On a parfois l'impression que le sort s'acharne sur l'île.
Il y a eu des tornades, les ouragans meurtriers de 2009 qui ont fait plus de 800 morts, et puis ce terrifiant séisme. Il faut ajouter à toutes ces catastrophes une situation politique toujours très instable et une extrême pauvreté de la population.
Histoire d’un pays ponctuée de catastrophes à répétition …



Trois ans après le terrible tremblement de terre qui l’a en grande partie ravagé, Haïti peine à se relever. Malgré tout, les victimes les plus gravement atteintes dans leur chair dépensent toute leur énergie pour se reconstruire.
En témoigne le courage de ces jeunes femmes…


«Il y a trois ans, les haïtiens ont entendu le sol trembler, les immeubles s'effondrer, les gens crier de douleur. Aujourd'hui, on peut entendre des machines à coudre et des marteaux-piqueurs», déclarait la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le 22 octobre 2012.