La première dame du Zimbabwe nie toute implication dans un trafic d’or

Le nom de l'épouse du président Emmerson Mnangagwa avait été cité dans le cadre d'une nouvelle affaire de corruption et de sortie illégale d'or du pays.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
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Auxillia Mnangagwa au coté de son mari Emmerson Mnangagwa, à Harare, le 24 novembre 2017. (TONY KARUMBA / AFP)

Auxillia Mnangagwa est-elle ou non concernée par le nouveau scandale de corruption qui agite le Zimbabwe ? Dans un communiqué publié dimanche soir, la Première dame du pays se défend et contre-attaque. "S'il existe des éléments à charge contre moi, je mets au défi la police de les présenter au pays, sans peur, ni favoritisme".

Que s’est-il passé ?

Une responsable du secteur minier a été arrêtée le 30 octobre à l'aéroport d'Harare, juste avant d'embarquer pour Dubaï. Dans son bagage à main : six kilos de lingots d'or estimés à 300 000 euros sur le marché international. Un contrôle inopiné pour Henrietta Rushwaya qui avait fait passer ses bagages dans la voie réservée aux diplomates grâce à la complicité de deux agents du renseignement. Six personnes sont interpellées et c’est lors de l’interrogatoire que le nom de la Première dame et de son fils Collins sont cités comme les propriétaires présumés de l’or.

Une énième affaire

L’enquête est en cours, mais le procureur affirme déjà que les accusés ont mis en cause la famille du président pour "chercher à insuffler la peur et faciliter la sortie de cet or". Il s’agit, selon lui, d’une illustration classique du crime organisé.

Cette nouvelle affaire intervient alors que les autorités cherchent à neutraliser une importante contrebande d’or estimée à près de 100 millions de dollars par mois. Une mission difficile dans un pays rongé par la corruption et les scandales à répétition. Pendant la pandémie du coronavirus, le ministre de la Santé a été mis en cause dans la signature d'un contrat d'attribution de marché suspect.

Fin décembre 2019, c'est la femme du premier vice-président du pays, Constantino Chiwenga, qui avait été arrêtée pour fraude et blanchiment d'argent. Le montant en question était estimé à un million de dollars. Elle avait nié en bloc toutes les charges qui pesaient contre elle.

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