Un nouvel attentat vise une mosquée au Nigeria

Il s'agit de la deuxième attaque contre un lieu de culte musulman depuis les attentats de Noël contre des églises chrétiennes, faisant craindre une escalade des violences interconfessionnelles.

Le chef d\'Etat major nigérian Oluseyi Pentirin s\'exprime le 29 décembre 2011 après l\'attaque ayant visé une école coranique à Maiduguri (Nigeria).
Le chef d'Etat major nigérian Oluseyi Pentirin s'exprime le 29 décembre 2011 après l'attaque ayant visé une école coranique à Maiduguri (Nigeria). (PHILIP OJISUA / AFP)

Après les attentats contre des églises chrétiennes le jour de Noël, une explosion a fait au moins quatre morts, vendredi 30 décembre, près d'une mosquée de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria. 

Cette explosion intervient quelques jours après la vague d'attentats de dimanche, le jour de Noël, qui ont visé en particulier des églises, dans plusieurs villes du pays. Ces attaques ont fait au moins 49 morts, dont un kamikaze, selon un bilan révisé à la hausse vendredi.

Des violences récurrentes à Maiduguri

Vendredi, l'explosion s'est produite après la prière, au moment où les gens sortaient de la mosquée proche du plus grand marché de Maiduguri. "Quand la poussière est retombée, j'ai vu quatre morts être déposés dans un véhicule", a témoigné un habitant de la ville, qui a aussi vu plusieurs blessés.

Maiduguri est en proie à des violences récurrentes imputées par les autorités à la secte islamiste Boko Haram, qui prône la création d'un Etat islamique au Nigeria. Boko Haram est tenue pour responsable des attentats de Noël.

La crainte d'une escalade

Après les attentats, des responsables de la communauté chrétienne du Nigeria ont prévenu que les chrétiens assureraient eux-même leur défense et répliqueraient en cas de nouvelles attaques. Mardi soir, une bombe artisanale jetée contre une école coranique dans le sud du pays a fait sept blessés, dont six enfants.

Ces attaques font craindre une escalade des violences interconfessionnelles au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 160 millions d'habitants répartis également entre musulmans, majoritaires dans le nord, et chrétiens, plus nombreux dans le sud. Quelque 90 000 personnes ont quitté leur domicile  depuis l'attentat pour fuir les violences.