Crise politique en Tunisie : Paris souhaite le retour "dans les meilleurs délais" à un "fonctionnement normal des institutions"

Le président tunisien Kaïs Saïed a limogé le ministre de la Défense, Ibrahim Bartagi, et la porte-parole du gouvernement, Hasna Ben Slimane, également ministre de la Fonction publique et ministre de la Justice par intérim.

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France Télévisions
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Des manifestations ont éclaté à Tunis (Tunisie), le 26 juillet 2021 après la suspension des activités du Parlement et le limogeage du Premier ministre par le président Kais Saied. (CHEDLY BEN IBRAHIM / NURPHOTO / AFP)

La France souhaite "le retour, dans les meilleurs délais, à un fonctionnement normal des institutions" en Tunisie après la suspension des activités du Parlement et le limogeage du Premier ministre par le président Kaïs Saïed, a déclaré lundi 26 juillet la diplomatie française. "La France suit avec la plus grande attention l'évolution de la situation politique en Tunisie", a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay, Agnès von der Mühll. "Elle souhaite le respect de l'Etat de droit et le retour, dans les meilleurs délais, à un fonctionnement normal des institutions, qui doivent pouvoir se concentrer sur la réponse à la crise sanitaire, économique et sociale", a-t-elle ajouté.

"Dans le plein respect de la souveraineté de la Tunisie, la France appelle également l'ensemble des forces politiques du pays à éviter toute forme de violence, et à préserver les acquis démocratiques du pays", a-t-elle également souligné.

Les Etats-Unis se sont dits pour leur part "préoccupés" par la crise politique qui secoue la Tunisie et ont appelé au respect des "principes démocratiques" dans le pays. L'Allemagne a aussi appelé au "respect des libertés civiles, qui est l'un des gains les plus importants de la révolution tunisienne" de 2011, souvent présentée comme la seule réussie du Printemps arabe.

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