Cet article date de plus de six ans.

Sousse : la Tunisie touchée au cœur de son activité économique, le tourisme

Fusillade sur une plage de Sousse en Tunisie à quelques semaines du cœur de la saison. Les auteurs de l’attentat ont visé directement l'économie du pays dont le tourisme est un des poumons. Une stratégie de la tension qui n'est pas nouvelle.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Sur les lieux de l'attentat de Sousse. (DR/Capture d'écran)

Attentat contre la synagogue de Djerba en 2002, attaque contre le musée du Bardo en mars 2015 et vendredi 26 juin, fusillade sur une plage de Sousse. En s’attaquant aux lieux touristiques et en s’en prenant à l’image du pays, les auteurs de ces attentats ciblent un élément clef de l’économie tunisienne.
 
Pour la Tunisie, le tourisme est un secteur très important. Il représente plus de 7% de son PIB et quelque 400.000 emplois directs. Après la révolution, le tourisme avait connu des saisons difficiles : le nombre de nuitées touristiques avait baissé entre 2010 et 2013 de plus de 15% (de 35,5 millions de nuitées à 30 millions). En 2014, la situation avait commencé à se redresser.

Pour la première moitié de l’année 2015, la Tunisie n’a accueilli que 1.901.865 visiteurs (1er janvier-20 juin 2015), «accusant une baisse des entrées touristiques de 21,9% par rapport 2014. La chute est nettement marquée par rapport à 2010 (-28,3%)», indique les statistiques officielles. «Selon les dernières statistiques publiées par le ministère du Tourisme, le repli des entrées est de 23,5%, comparé à la même période de l'année précédente», précise le Huffington Post Maghreb.

«Le tourisme a été atteint par l'attentat du Bardo», reconnaît d'entrée Jean-Pierre Mas, président du Syndicat national des agents de voyages, cité par Le Figaro. «Même si le nombre de demandes de rapatriement a été insignifiant et celui des annulations, reports, ou changements de destination est demeuré faible, les réservations sont, depuis le 18 mars, en forte baisse : -60% par rapport à la même période de 2014, poursuit-il. Les organisateurs de croisières ont suspendu sine die les escales en Tunisie», précise ce professionnel du tourisme en France. 

La stratégie des attaques contre le tourisme n’est pas nouvelle. Les islamistes radicaux avaient tenté de la même façon de déstabiliser l’Egypte par un attentat à Louxor en 1997 (plus de 60 morts) ou au Maroc (à Marrakech en 2011). Pour la Tunisie, qui avait réussi à stabiliser ses institutions, le coup est dur.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Tunisie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.