Tunisie : de nouvelles émeutes sociales

Pour la troisième nuit consécutive, des violences ont éclaté dans plusieurs villes suite à l'immolation d'un journaliste lundi 24 décembre.

France 2

La ville de Kasserine en Tunisie est sous tension. La population et les forces de l'ordre se sont fait face toute la nuit de mercredi 26 à jeudi 27 décembre. C'est le troisième jour d'émeute provoquée par le geste désespéré d'Abderrazak Zorgui, 32 ans, qui s'est immolé en public pour dénoncer la misère. "Si quelqu'un arrive à décrocher un emploi grâce à moi, j'en serai ravi", a-t-il déclaré dans une vidéo avant de s'ôter la vie. L'homme était un journaliste cameraman au chômage.

15% de chômage

En réaction, des jeunes de Kasserine sont descendus dans la rue. Des violences ont également éclaté à Sfax et dans la banlieue de Tunis, la capitale. Désœuvrement, manque de perspectives pour l'avenir, cherté de la vie... Tous ont les mêmes revendications. Kasserine dans l'ouest du pays est l'une des premières villes où avait éclaté la révolution en 2011, avec déjà, l'immolation d'un vendeur ambulant. En Tunisie, le chômage atteint aujourd'hui 15%. Les habitants disent se sentir abandonnés par le pouvoir central.

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Des policiers tunisiens tirent des grenades lacrymogènes sur les manifestants lors d\'une manifestation le 25 décembre 2018 dans la ville de Kasserine, après l’enterrement du journaliste qui s’est immolé par le feu. 
Des policiers tunisiens tirent des grenades lacrymogènes sur les manifestants lors d'une manifestation le 25 décembre 2018 dans la ville de Kasserine, après l’enterrement du journaliste qui s’est immolé par le feu.  (HATEM SALHI / AFP)