Attentat du Bardo : la famille d'une victime française va attaquer la Tunisie en justice

Elle accuse l'Etat d'avoir "négligé la sécurité des touristes".

Deux hommes armés (à droite) ont attaqué le musée du Bardo, à Tunis, le 18 mars 2015.
Deux hommes armés (à droite) ont attaqué le musée du Bardo, à Tunis, le 18 mars 2015. (MINISTERE DE L'INTERIEUR / AFP)

Elle attaque la Tunisie en justice. La famille d'une Française originaire du Loiret, tuée dans l'attentat du musée du Bardo à Tunis, va porter plainte contre l'Etat tunisien. Ils l'accusent d'avoir "négligé la sécurité des touristes", a annoncé lundi 10 août son avocat. "L'Etat tunisien a négligé la sécurité des touristes dans l'un des lieux les plus visités du pays", a déclaré à l'AFP Philippe de Veulle, l'avocat de la famille.

"Il y avait un devoir de précaution qui n'a pas été respecté", a-t-il ajouté, relevant "le manque flagrant de gardes ce jour-là". Dix-neuf personnes, dont 17 touristes étrangers et deux Tunisiens, avaient été tuées le 18 mars en plein Tunis, dans une attaque menée par des hommes armés contre le musée du Bardo, la première à viser des étrangers depuis la révolution tunisienne de 2011.

Les assaillants, vêtus d'uniformes militaires, avaient ouvert le feu sur les touristes alors que ces derniers descendaient de leur bus, puis ils les avaient pourchassés à l'intérieur du musée. Parmi les victimes, quatre étaient de nationalité française. Le parquet de Paris a ouvert le 28 avril une information judiciaire pour "assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste", une procédure classique dès lors que des ressortissants nationaux figurent parmi les victimes. Onze personnes se sont constituées parties civiles dans le cadre de cette procédure.