Tunisie : des peines de prison ferme pour le clan Ben Ali

Quelque 25 membres de la famille Ben Ali, dont l'épouse de l'ex-président tunisien Leïla Trabelsi, étaient jugés pour avoir tenté de fuir la Tunisie avec de l'argent et des bijoux. La plupart ont tous été condamnés à des peines allant de quatre mois à six ans de prison ferme. _ Son ancien chef de la sécurité, poursuivi pour leur avoir fourni de faux passeports, a été acquitté.

(Radio France © France Info)

Sur les 25 accusés, 22 étaient présents à l'audience, les femmes étaient voilées.
La plus forte peine a été infligée à Leïla Trabelsi, l'épouse de Ben Ali, et à l'un de ses neveux, Moez, tous deux condamnés par contumace à six ans de prison.
L'influent beau-fils du dictateur déchu, Sakjher Materi, écope de quatre années de détention. Imed, le neveu préféré de l'ex-Première dame, a pris deux ans, qui viennent s'ajouter à quatre ans de prison pour détention de drogue.

Au total, près de 20 membres de la famille Ben Ali ont été condamnés à des peines de prison allant de quatre mois à six ans, pour avoir tenté de fuir le pays avec d'importantes sommes d'argent liquide et des bijoux.
_ Les accusés ont par ailleurs écopé de fortes amendes, d'un montant global de plus de 200 millions de dinars (plus de 100 millions d'euros).

Mais certains condamnés, notamment le couple Ben Ali, ne sont sans doute pas près de purger leurs peines : les Ben Ali sont réfugiés en Arabie Saoudite depuis leur renversement par le peuple tunisien en janvier dernier.

L'ancien chef de la sécurité de Zine el-Abidine Ben Ali, le très redouté Ali el-Seriati, a été acquitté. Poursuivi pour avoir fourni de faux passeports aux fuyards, il avait, cette semaine, imploré le pardon des Tunisiens.
Il restera toutefois détenu en prison dans l'attente de son jugement pour d'autres chefs d'inculpation.
Outre le général Seriati, six inculpés ont bénéficié d'un acquittement, dont la veuve de Moncef Ben Ali, frère aîné de l'ex-président condamné en France en 1992 pour trafic de drogue dans l'affaire dite "couscous connection".

Gilles Halais, avec agences