Somalie : les jihadistes shebabs revendiquent l'attaque d'un hôtel à Mogadiscio, qui a tué onze personnes

Des hommes armés ont fait irruption dans un établissement de la capitale, dimanche après-midi, après l'explosion d'une voiture piégée. 

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Les secours sur les lieux de l'attaque d'un hôtel par des islamistes shebabs à Mogadiscio (Somalie), le 17 août 2020. (SADAK MOHAMED / ANADOLU AGENCY)

Une attaque d'envergure, revendiquée par les jihadistes somaliens shebabs, a été lancée dimanche 16 août contre un hôtel réputé de la capitale de la Somalie, Mogadiscio. Dix civils et un policier ont été tués, selon un bilan officiel annoncé dans la soirée. Après quatre heures d'intervention, les forces de sécurité ont réussi à reprendre le contrôle du bâtiment, tuant cinq assaillants, selon le gouvernement somalien.

L'attaque a débuté par l'explosion d'une voiture piégée près de l'hôtel Elite sur la plage du Lido, fréquenté par les dirigeants du pays. Puis des hommes armés on investi l'établissement où des coups de feu ont été entendus. "L'explosion a été très forte et j'ai vu de la fumée dans la zone, c'est le chaos et les gens fuient les bâtiments alentour", a expliqué un témoin, Ali Sayid Adan. Puis des hommes armés ont investi l'établissement, tandis que des coups de feu étaient entendus.

Parmi les morts figure au moins un haut fonctionnaire du ministère de l'information, Abdirasak Abdi, selon l'un de ses collègues, Hussein Ali. Selon un porte-parole du ministère de l'Information, le "bilan des morts" pourrait encore augmenter, car l'explosion de la voiture piégée qui a précédé l'attaque de l'établissement par des hommes armés "a été massive". Une compagnie privée, Aamin Ambulance, a chiffré le nombre de blessés à au moins 28.

Une précédente attaque dans une prison lundi

Les jihadistes shebabs ont revendiqué l'attaque dans un communiqué à SITE, groupe de surveillance des sites islamistes, affirmant que leurs "martyrs" avaient "pris le contrôle de l'hôtel" et qu'ils avaient infligé "de lourdes pertes" aux personnes qui y étaient présentes.

Le lundi précédent, au moins quatre personnes avaient été tuées dans des échanges de coups de feu à l'intérieur de la prison centrale de Mogadiscio après que des prisonniers ont réussi à s'emparer d'armes détenues par leurs gardiens. Tous les prisonniers impliqués dans l'incident étaient des islamistes radicaux shebabs, dont certains purgeaient une peine de prison à perpétuité, a affirmé un responsable de la police ayant requis l'anonymat.

Chassés de la capitale somalienne en 2011, les shebabs ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Affiliés à Al-Qaïda, ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20 000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

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