LA PHOTO. Kenya: la perche du Nil, un poisson dur à «cuir»

Dans sa tannerie artisanale, ce Kényan, qui vit sur les rives du lac Victoria, a eu l'idée d'utiliser des peaux de poisson pour réaliser des articles de maroquinerie. Et ce n'est pas la matière première qui lui manque: il utilise les perches du Nil. Ces poissons ont pullulé après leur introduction dans ce lac qui initialement regorgeait d'espèces locales.

une fois correctement tannées et assouplies. Ce poisson est une espèce hautement invasive, qui décime presque tous les autres occupants du lac Victoria, pourtant autrefois nombreux et variés. Il reste encore des tilapias, qui sont très consommés et exportés partout dans le monde. Kényan de l\'ouest du pays, Newton Owino (à droite) a remarqué que rien n\'était fait des 150.000 tonnes de déchets de peaux de poisson produites chaque année. «Ma principale activité ici est de transformer la peau de poisson en cuir. (Il y a) beaucoup de matières premières.» Après s\'être formé à la chimie du tannage en Inde, il a monté et installé son entreprise qui désormais utilise et valorise les peaux de poissons – perches et tilapias – pour fabriquer des articles de maroquinerie.
une fois correctement tannées et assouplies. Ce poisson est une espèce hautement invasive, qui décime presque tous les autres occupants du lac Victoria, pourtant autrefois nombreux et variés. Il reste encore des tilapias, qui sont très consommés et exportés partout dans le monde. Kényan de l'ouest du pays, Newton Owino (à droite) a remarqué que rien n'était fait des 150.000 tonnes de déchets de peaux de poisson produites chaque année. «Ma principale activité ici est de transformer la peau de poisson en cuir. (Il y a) beaucoup de matières premières.» Après s'être formé à la chimie du tannage en Inde, il a monté et installé son entreprise qui désormais utilise et valorise les peaux de poissons – perches et tilapias – pour fabriquer des articles de maroquinerie. (TONY KARUMBA / AFP)
Les peaux de ces perches du Nil offrent un excellent cuir, une fois correctement tannées et assouplies. Ce poisson est une espèce hautement invasive, qui décime presque tous les autres occupants du lac Victoria, pourtant autrefois nombreux et variés. Il reste encore des tilapias, qui sont très consommés et exportés partout dans le monde. Kényan de l'ouest du pays, Newton Owino (à droite) a remarqué que rien n'était fait des 150.000 tonnes de déchets de peaux de poisson produites chaque année. «Ma principale activité ici est de transformer la peau de poisson en cuir. (Il y a) beaucoup de matières premières.» Après s'être formé à la chimie du tannage en Inde, il a monté et installé son entreprise qui désormais utilise et valorise les peaux de poissons – perches et tilapias – pour fabriquer des articles de maroquinerie.