La "Journée mondiale des zones humides" veut sensibiliser à la protection du littoral au Sénégal

Comme chaque 2 février, depuis 1997, a eu lieu la Journée mondiale des zones humides (JMZH) pour commémorer la signature en 1971 de la Convention sur les zones humides (marais, tourbières, lagunes, mangroves…). 

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France Télévisions Rédaction Afrique
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La mangrove de l'aire marine protégée de Joal-Fadiouth, Sénégal.  (JOHN WESSELS / AFP)

Au Sénégal, à l'occasion de la journée mondiale des Zones humides, des membres d’ONG environnementales en profitent pour nettoyer les plages du littoral. Sophie Gladima, la ministre du Pétrole et des Energies s’est engagée à former des jeunes aux métiers de l’environnement.

Sans eau pas de zones humides, sans zones humides pas d’eau.

Le thème de l’édition 2021 de la JMZH, "Zones humides et eau" veut mettre en évidence l’importance de ces terrains pour assurer à l’humanité un accès à l’eau en quantité et en qualité suffisantes. Il s’inscrit dans la Décennie d’action pour l’eau proclamée par les Nations unies en 2018 afin d’atteindre le 6e Objectif de développement durable : Garantir l’accès de tous à l’eau ainsi qu'à l’assainissement et assurer une gestion durable de cette ressource.

"L’eau est une des composantes essentielles des êtres vivants, autant que des écosystèmes et des sociétés humaines. Les zones humides, comme leur nom l’indique, en sont gorgées, temporairement ou en permanence. Elles jouent un rôle de premier plan dans le cycle de l’eau. Elles la stockent en période d'inondation et la restitue en période de sécheresse. (…) Une zone humide fonctionne comme un filtre naturel qui reçoit les matières minérales et organiques produites sur le bassin versant, les emmagasine, les transforme et les restitue progressivement à l’environnement" explique Eaufrance.

Un pêcheur de Joal-Fadiouth, le 2 février 2021. 


 (JOHN WESSELS / AFP)

Le Sénégal accorde une grande importance à l’ensemble des zones humides.

Huit sites sont inscrits sur la Liste des zones humides d’importance internationale. Mais sur le littoral, ces zones humides sont très polluées. Le trafic maritime et les usagers des plages sont les principaux pollueurs de la côte sénégalaise envahie par des monceaux de déchets plastique.

"S’il n’existe pas de chiffres fiables sur la question des déchets, selon le ministère de l’Environnement, des données portant sur l’importation de matières plastiques publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie montrent que celles-ci n’ont cessé d’augmenter ces dix dernières années" précise Jeune Afrique. Et malgré la volonté du chef de l’Etat Macky Sall d’aboutir à un "Sénégal zéro déchet", le littoral et ses zones humides restent fortement menacés.

L'aire marine protégée de Joal-Fadiouth en danger

Ici, "l’écosystème est très fragile et les déchets plastiques dangereux pour les tortues marinesa déclaré à l’Agence de presse sénégalaise, le commandant Mapathé Djiba, conservateur de l’Aire marine protégée de Joal-Fadiouth.

Des bénévoles ramassent les déchets collectés le long de la mangrove de l'aire marine protégée de Joal-Fadiouth, le 2 février 2021.  (JOHN WESSELS / AFP)

La ministre du Pétrole et des Energies, Sophie Gladima invitée à une cérémonie organisée à l’occasion de la JMZH a déclaré : si "nous avons la chance d’avoir découvert du pétrole et du gaz (2014) (…) nous pensons qu’il est important que des pêcheurs et des agriculteurs de Joal-Fadiouth soient formés à la plongée sous-marine et à la protection de l’environnement. Les zones humides sont très polluées. Puisque notre littoral et sa mangrove sont menacés, nous allons former une cohorte de 50 jeunes de la commune aux métiers de la protection de l’environnement, à la plongée sous-marine et à la biologie maritime. Les bénéficiaires de cette formation vont ensuite trouver des emplois autour des zones humides et des sociétés pétrolières opérant dans la zone."

Le ministère de la Jeunesse devrait signer un partenariat avec les sociétés pétrolières pour faciliter l’accès à l’emploi des jeunes bénéficiaires de la formation, selon la ministre.

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