Covid-19 : "On craint le pire" dans les hôpitaux de Dakar, submergés par la propagation du variant Delta

Le Sénégal connaît sa troisième vague épidémique, avec un nombre de cas de contamination multiplié par dix depuis le mois de juin. Les services de réanimation sont saturés, et accueillent des patients de plus en plus jeunes et non vaccinés. 

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Radio France
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Le service de réanimation de l'hôpital Idrissa Pouyé de Dakar est saturé, alors que le nombre de nouveaux cas de contaminations au Covid-19 explose depuis le mois de juillet.  (SEYLLOU / AFP)

Longtemps épargné par la pandémie, le Sénégal fait face à une explosion du nombre de cas de Covid-19, liée à la propagation du variant Delta. De quelques dizaines de cas par jour au mois de juin, le pays enregistre depuis mi-juillet une moyenne de 900 cas quotidiens détectés. 

À Dakar, épicentre de la crise, les hôpitaux sont submergés et le personnel de santé au bord de la rupture. Dans la salle de réanimation de l'hôpital Idrissa Pouyé, tous les lits dédiés aux malades du Covid sont occupés. Saliou Tall, le directeur de l'hôpital, constate "une situation très préoccupante. La troisième vague est beaucoup plus difficile à gérer, parce qu'il y a beaucoup plus de malades, qui sont dans des situations de détresse. Si cette tendance-là continue, on craint le pire." 

Des patients plus jeunes et non vaccinés

Cet hôpital est à l'image de toutes les structures publiques de santé de Dakar qui traitent les patients atteints du coronavirus. Il est au bord de la saturation. Ce qui inquiète surtout Macodou Mbodji est le profil des malades. "Nous rencontrons des sujets de plus en plus jeunes, essentiellement non vaccinés", alerte ce médecin-coordonnateur au service de réanimation.

Dans ce contexte, les personnels soignants sont épuisés, à l'image du Dr Edmin Diatta, qui décrit des collègues "au bout du rouleau. L'heure est grave. Il faut que les gens respectent les mesures barrières pour vaincre le virus." Si la situation devait s'aggraver, les hôpitaux de Dakar seraient appelés à déprogrammer les actes chirurgicaux non urgents afin d'augmenter le nombre de lits, notamment en réanimation.

Covid-19 : le Sénégal craint le pire - Reportage de Omar Ouahmane
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