Des milliers d’objets d’art détruits dans l'incendie d'un musée privé en République démocratique du Congo

Parmi les œuvres calcinées, des masques traditionnels datant du XIXe siècle.

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Un masque de la tribu Pende en République démocratique du Congo. (CREATIVE COMMONS)

Il ne reste presque plus rien d'une importante collection de pièces et œuvres d'art regroupées dans le musée de Gungu, dans l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC). Le site a été ravagé par un incendie dont les circonstances n'ont pas encore été élucidées.

La perte "de grandes richesses" 

Le musée Gibala, dit musée national de Gungu, était la fierté de la province du Kwilu, dans l’ouest de la République démocratique du Congo. Il comptait plus de 25 000 pièces ou œuvres d’art, selon Aristote Kibala, le fondateur de ce lieu culturel créé en 2008 grâce notamment à des fonds belges. Parmi les œuvres parties en fumée, il y a notamment de très vieux masques, comme le précise le coordonnateur de la société civile de Gungu qui déplore une perte énorme.

"Les œuvres d'art qui étaient dans ce musée, notamment les célèbres masques de la tribu Pende, datent les uns de 1890, d'autres de 1900, d'autres encore de 1925".

Joachim Kusamba, coordonateur de la société civile de Gungu, dans l'ouest de la RDC

à l'AFP

Un choc et des interrogations

Le musée qui attirait chercheurs et touristes n’est plus que ruines, au grand désespoir de son initiateur qui lance un appel à l’aide pour faire revivre cet espace culturel. Quelque 2 000 pièces métalliques ont résisté aux flammes et pourraient être restaurées, comme le note le site congolais actualité.cd

En attendant, le choc est énorme, d’autant plus qu’il pourrait s’agir d’un acte criminel. Selon un premier rapport de la police locale, cité par CongoVirtuel, de l’essence a été aspergée sur le bâtiment avant qu’il ne soit incendié. Mais qui peut bien ordonner un tel acte et pour quelles raisons ? Impossible de le savoir à ce stade, mais le fondateur du musée a affirmé à l'AFP qu’il avait "toujours été combattu par plusieurs politiciens du pays". Une enquête est en cours sans grand espoir dans un pays où règne l’impunité.

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