RDC : au moins 21 morts lors d'une attaque au Nord-Kivu

Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes. Ils auraient été tués à l'arme blanche, rapporte la Monusco, la mission de l'ONU dans le pays. 

Un membre de la mission de l\'ONU en République démocratique du Congo (RDC) pose sur une colline de Chanzu, le 5 novembre 2013. 
Un membre de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) pose sur une colline de Chanzu, le 5 novembre 2013.  (JUNIOR D. KANNAH / AFP)

Il s'agit d'une attaque d'une "extrême brutalité". Au moins 21 personnes, dont des enfants, ont été tuées, dans l'est de la République démocratique du Congo, a dénoncé la mission de l'ONU, la Monusco, dans un communiqué publié lundi 16 décembre dans la soirée.

"Les victimes, y compris des femmes et des enfants - dont le plus jeune serait âgé de quelques mois seulement -, auraient été tuées pour la plupart par arme blanche, les 13 et 14 décembre", dans les villages de Musuku et Mwenda, situés dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, rapporte le texte. "Trois filles mineures auraient été violées par les assaillants avant d'être décapitées. Le corps mutilé et démembré d'un enfant aurait aussi été retrouvé sur un arbre, dans le village de Musuku", est-il précisé.

Des rebelles ougandais accusés

La Monusco ne cite pas les auteurs présumés de l'attaque. Mais le mouvement le plus représentatif de la province, la Société civile du Nord-Kivu, estime que "le carnage a été perpétré par les rebelles ougandais de l'ADF-Nalu", les Forces alliées démocratiques-Armée nationale pour la libération de l'Ouganda.

Le chef de la Monusco, Martin Kobler, cité dans le communiqué de la mission, a exprimé son "profond dégoût". "Ces atrocités ne resteront pas impunies, les auteurs ne connaîtront pas de répit tant qu'ils n'auront pas répondu de leurs actes devant la justice", a-t-il martelé.