Première preuve de vie pour les trois Européens enlevés en Algérie

Un journaliste de l'AFP a pu visionner lundi 12 décembre une vidéo des trois Européens enlevés en octobre dans le sud-ouest algérien.

Des policiers montent la garde à l\'entrée du camp de réfugiés de Tindouf (Algérie) où ont été capturés les trois Européens, le 23 octobre 2011.
Des policiers montent la garde à l'entrée du camp de réfugiés de Tindouf (Algérie) où ont été capturés les trois Européens, le 23 octobre 2011. (REUTERS)

Les trois Européens enlevés le 23 octobre en Algérie seraient toujours en vie. Un journaliste de l'Agence France-Presse a pu visionner lundi 12 décembre une vidéo des otages, un homme et une femme espagnols et une Italienne.

Sur ce film de moins de deux minutes, le nom de l'organisation des ravisseurs apparaît pour la première fois. Il s'agit du Mouvement Unité pour le Jihad en Afrique de l'Ouest. Dans un premier temps, ce rapt avait été attribué à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Sur les images, chaque otage se présente brièvement dans sa langue, sans formuler de revendication. L'homme a le pied gauche entouré d'un bandage. Les deux femmes sont habillées d'une tunique bleue et portent un voile couleur moutarde. Derrière les otages se trouvent des hommes armés au visage en partie recouvert d'un turban, dont la plupart ont la peau noire.

Les trois coopérants avaient été enlevés le 23 octobre à Hassi Rabuni, qui abrite le siège du gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique, près de Tindouf (Algérie), où sont situés des camps de réfugiés sahraouis.