Nigeria : 317 adolescentes enlevées après l'attaque d'un pensionnat

La semaine dernière, 42 enfants avaient été enlevés dans l'Etat du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria.

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Le rapt a eu lieu dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 février 2021 dans le collège-lycée de Jangebe, dans l'Etat de Zamfara (Nigeria). (GOOGLE MAPS)

Trois cent dix-sept adolescentes ont été enlevées après l'attaque de leur pensionnat dans la nuit de jeudi à vendredi par des hommes armés dans le nord-ouest du Nigeria, a annoncé vendredi 26 février la police locale, qui précise qu'une opération de secours a été lancée.

A 1 heure du matin, des hommes armés sont arrivés en voiture au collège-lycée de Jangebe, dans l'Etat de Zamfara, et ont envahi les dortoirs. Ils sont repartis avec des centaines de jeunes filles à pied, selon les autorités locales. Une équipe de forces de sécurité "lourdement armée a été envoyée à Jangebe pour appuyer l'opération de sauvetage en cours sur les lieux où les écolières auraient été emmenées", a ajouté la police.

Ce rapt est le dernier d'une série d'enlèvements d'adolescents perpétrés dans le centre et le nord-ouest du Nigeria par des groupes criminels, appelés localement des "bandits", qui terrorisent la population, volent du bétail et pillent les villages.

Plus de 8 000 morts depuis 2011

La semaine dernière, 42 enfants ont été enlevés dans l'Etat du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria, et plus de 300 garçons avaient également été enlevés début décembre à Kankara, dans l'Etat de Katsina. Ces bandes criminelles se cachent souvent dans des camps situés dans la forêt de Rugu, qui s'étend sur quatre Etats du nord et du centre du Nigeria : ceux de Katsina, de Zamfara, de Kaduna et du Niger.

Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est du pays.

Ces violences criminelles ont fait plus de 8 000 morts depuis 2011, et ont forcé plus de 200 000 personnes à fuir leur domicile, selon un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) publié en mai 2020.

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