Nigeria : au moins 50 morts dans le bombardement par erreur d'un camp de réfugiés

Six employés de la Croix-Rouge nigériane figurent parmi les personnes tuées dans le bombardement. Treize autres ont été blessés, ajoute le Comité international de la Croix-Rouge.

Cette photo prise le 2 février 2016 montre des personnes déplacées au camp de Dilkwa, dans l\'Etat nigérian de Borno.
Cette photo prise le 2 février 2016 montre des personnes déplacées au camp de Dilkwa, dans l'Etat nigérian de Borno. (STRINGER / AFP)

Au moins 50 personnes ont été tuées et 120 ont été blessées, mardi 17 janvier, dans le bombardement accidentel d'un camp de réfugiés situé dans le nord-est du Nigeria. Ce bilan a été communiqué par Médecins sans frontières (en anglais), tandis qu'un habitant a indiqué à l'AFP qu'un "avion militaire [avait] bombardé par erreur Rann", dans l'Etat de Borno, au lieu de Kala, une localité voisine.

Des informations sur la présence de Boko Haram

"Nous avons reçu des informations faisant état de regroupements de terroristes de Boko Haram quelque part dans la région de Kala-Balge, a expliqué le major général Lucky Irabor, lors d'un point presse à Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno. Nous avons obtenu les coordonnées et j'ai ordonné à l'aviation d'intervenir pour résoudre le problème. La frappe a été menée, mais malheureusement il s'est avéré que des habitants ont été touchés."

Six employés de la Croix-Rouge nigériane figurent parmi les personnes tuées dans le bombardement. Treize autres ont été blessés, ajoute le Comité international de la Croix-Rouge. "Cette attaque à grande échelle contre des personnes vulnérables qui ont déjà fui des violences extrêmes est choquante et inacceptable", a commenté Jean-Clément Cabrol, directeur des opérations de Médecins sans frontières.