Nigeria : un kamikaze attaque un convoi de police et tue 11 personnes

Les violences du groupe islamiste Boko Haram sont quasi-quotidiennes dans ce pays, le plus peuplé d'Afrique.

Une victime sérieusement blessée lors d\'un attentat dimanche 29 avril est évacuée au Nigeria.
Une victime sérieusement blessée lors d'un attentat dimanche 29 avril est évacuée au Nigeria. (AMINU ABUBAKAR / AFP)

Les violences deviennent quotidiennes au Nigeria. Après l'attaque d'une église dimanche, un kamikaze a lancé sa moto sur le convoi d'un officier supérieur de la police dans l'est du Nigeria, lundi 30 avril. Bilan : 11 morts et 20 blessés, selon la police.

L'attaque n'a pas encore été revendiquée mais elle s'inscrit dans une vague de violences qui a tué plus de 1 000 personnes depuis mi-2009 dans ce géant démographique africain. Elles sont généralement attribuées au groupe islamiste Boko Haram.

Nord musulman et Sud chrétien

Le président nigérian Goodluck Jonathan a condamné l'attentat perpétré à Jalingo (capitale de l'Etat de Taraba). Il a accusé des "terroristes" et assuré les Nigérians et les étrangers résidant dans le pays que son administration faisait "tout le nécessaire" pour mettre fin aux violences. Pour lutter contre le groupe terroriste, cinq pays membres de la Commission du Bassin du Lac-Tchad (CBLT) ont décidé lundi à N'Djamena, de relancer une force mixte de sécurité dans la région.

L'Etat de Taraba, qui n'avait jusqu'à présent pas été visé, est frontalier d'autres Etats secoués de manière répétée. Le Nigeria - premier producteur de brut du continent - est frappé quasiment quotidiennement par des attaques à main armée ou à l'explosif parfois revendiquées par Boko Haram. Le nord est majoritairement peuplé de musulmans et le sud de chrétiens.