Mali. Nouveaux combats entre touareg et islamistes dans le nord du pays

Dans la région du massif des Ifoghas, 13 militaires tchadiens et 65 combattants ennemis ont été tués vendredi. 

Un soldat malien en faction à Gao, au Mali, le 22 février 2013.
Un soldat malien en faction à Gao, au Mali, le 22 février 2013. (JOEL SAGET / AFP)

Après une journée de vendredi particulièrement meurtrière dans le nord du Mali, de nouveaux combats opposent, samedi 23 février, des combattants du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) et ceux d'un groupe armé non encore identifié à In-Khalil, localité proche de Tessalit et de la frontière avec l'Algérie. 

Selon un responsable du MNLA basé à Ouagadougou, le camp adverse est composé de "groupes terroristes" venus à bord de nombreux véhicules et "dirigés par Omar Ould Hamaha", du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

Ce groupe islamiste ayant occupé le nord du Mali en 2012 a revendiqué l'attentat-suicide de la veille à In-Khalil, située dans la région de Kidal (nord-est). Cette région abrite aussi l'Adrar des Ifoghas, zone montagneuse entre Tessalit et Kidal-ville considérée par certains Touareg comme leur berceau. C'est là que se sont réfugiés de nombreux islamistes armés liés à Al-Qaïda traqués par l'armée française.

Près de 80 morts dans l'Adrar des Ifoghas

Des combats dans cette zone, vendredi, ont fait 13 morts du côté des militaires tchadiens et 65 victimes du côté des islamistes. Cette semaine, la France a annoncé qu'un de ses soldats a été tué lors d'une opération dans l'Adrar des Ifoghas.

A Gao, la plus grande ville du nord du Mali, l'armée malienne poursuit des opérations de "ratissage" samedi, au lendemain de combats avec des islamistes infiltrés. Le Mujao, qui a annoncé récemment avoir envoyé des combattants à Gao, a réitéré samedi ses menaces d'attaques dans le Nord malien. Il a également fait état d'attentats programmés par le groupe dans la capitale malienne et celles du Burkina Faso et du Niger, pays voisins dont des troupes participent à la force africaine déployée au Mali.