Mali : le président et le Premier ministre de transition ont démissionné dans des circonstances floues

Le président, Bah N'Daw et son Premier ministre, Moctar Ouane, avaient été arrêtés lundi par les militaires.

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Le président de transition du Mali, Bah N'Daw, le 25 septembre 2020 à Bamako. (MICHELE CATTANI / AFP)

La crise politique continue au Mali. Deux jours après leur arrestation par les militaires, le président et le Premier ministre de transition maliens ont démissionné, mercredi 26 mai, dans des circonstances encore floues et qui s'apparentent à un deuxième coup d'Etat en neuf mois, après celui d'août 2020.

Le président, Bah N'Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane, ont démissionné en présence de la mission de diplomates venus les voir à la base militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, a dit à un correspondant de l'AFP Baba Cissé, conseiller spécial du colonel Assimi Goïta, à l'origine de ce coup de force aux conséquences imprévisibles.

Macron dénonce un "coup d'Etat inacceptable"

Ces démissions, dont on ignore les conditions mais qui figuraient parmi les multiples scénarios possibles depuis le coup de tonnerre de lundi, maintiennent une inconnue totale sur la suite des évènements dans ce pays crucial pour la stabilité du Sahel, plongé depuis des années dans une inextricable crise polymorphe.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir mercredi pour évoquer la situation au Mali, alors que les dirigeants européens ont "condamné avec la plus grande fermeté" l'arrestation du président du Mali et de son Premier ministre, a déclaré mardi Emmanuel Macron à l'issue d'un Conseil européen. Le chef de l'Etat a par ailleurs dénoncé un "coup d'Etat inacceptable"

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