Mali : 49 militaires ivoiriens accusés d'être des "mercenaires" inculpés et écroués

La Côte d'Ivoire dément et assure que ces soldats étaient en mission pour l'ONU.

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Des soldats maliens, le 14 décembre 2021 à Tombouctou (Mali). (FLORENT VERGNES / AFP)

Les 49 soldats ivoiriens détenus depuis plus d'un mois à Bamako et accusés par les militaires au pouvoir au Mali d'être des "mercenaires" ont été inculpés pour "tentative d'atteinte à la sûreté de l'état" et écroués. La Côte d'Ivoire assure que ces soldats étaient en mission pour l'ONU, dans le cadre d'opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et exige leur libération.

La négociation semblait pour l'instant la voie privilégiée pour obtenir la libération de ces 49 soldats arrêtés le 10 juillet à leur arrivée à l'aéroport de Bamako. Le Togo joue le rôle de médiateur entre la Côte d'Ivoire et le Mali, mais de premières négociations le 28 juillet à Lomé, n'ont pas permis d'enregistrer de progrès.

Des négociations au point mort

Le Mali a exigé que la Côte d'Ivoire reconnaisse sa responsabilité et exprime "des regrets" pour le déploiement de soldats sur son territoire sans cadre légal, selon des sources diplomatiques proches des négociations. Bamako demande également à Abidjan de lui livrer des personnalités maliennes présentes en Côte d'Ivoire et recherchées par la justice du Mali, selon des sources de l'AFP. Autant de conditions rejetées par le gouvernement ivoirien, qui a affirmé que le processus de libération "sera peut-être long".

Cette affaire illustre les tensions entre le Mali et la Côte d'Ivoire, accusée par Bamako d'avoir incité ses partenaires ouest-africains à durcir les sanctions contre les militaires maliens auteurs de deux coups d'Etat depuis 2020, sanctions finalement levées début juillet.

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