Mali. Le président de l'Union africaine demande le déploiement de troupes de l'Otan

L'Union africaine a appelé l'Otan à déployer des forces aux côtés des troupes africaines qui doivent être envoyées dans le nord du pays pour en chasser les groupes islamistes armés.

Des combattants du groupe islamiste Ansar Dine à Tombouctou, au Mali, le 31 août 2012.
Des combattants du groupe islamiste Ansar Dine à Tombouctou, au Mali, le 31 août 2012. (AP / SIPA)

L'Onu a donné son feu vert fin 2012 pour le déploiement d'une force internationale dans le nord du Mali, mais de qui sera-t-elle composée ? Le président de l'Union africaine, le Béninois Thomas Boni Yayi, a appelé mardi 8 janvier l'Otan à déployer des forces aux côtés des troupes africaines qui doivent être envoyées dans le nord du pays pour en chasser les groupes islamistes armés.

La création d'une "coalition globale"

 

Estimant que le cas malien "est une question de terrorisme et que ça relève de la compétence de la communauté internationale", Thomas Boni Yayi est "en train de formuler auprès des plus grands" décideurs de la planète le besoin de créer une "coalition globale" à l'image de celle qui avait été formée en Afghanistan après le 11-Septembre.

Pour s'assurer du succès de l'offensive militaire chapeautée par l'Union africaine, une "conférence internationale" va bientôt être organisée "pour décider qui fait quoi et quand", a ajouté le chef d'Etat béninois, ajoutant que "l'Otan devrait y participer". 

Selon le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, l'intervention militaire pourrait être lancée au cours du premier semestre 2013.

L'option diplomatique prend du retard

Par ailleurs, les discussions entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord du Mali, Ansar Dine et le MNLA, prévues jeudi dans la capitale burkinabè, ont été reportées, a annoncé mardi une source officielle à Ouagadougou (Burkina Faso).

"Les discussions sont reportées à une date ultérieure à la demande des parties", a déclaré à l'AFP le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé qui conduit les négociations au nom du président Blaise Compaoré, médiateur de l'Afrique de l'Ouest dans la crise malienne. "Toutes les parties ont demandé qu'on leur donne plus de temps pour se préparer", a-t-il indiqué.