Le chômeur marocain qui s'était immolé par le feu est mort

Il faisait partie d'un groupe de diplômés du supérieur qui participent depuis deux semaines à un sit-in dans une annexe du ministère de l'Education, à Rabat.

Capture d\'écran d\'une vidéo montrant deux chômeurs marocains en train de s\'immoler par le feu le 18 janvier 2012 à Rabat. 
Capture d'écran d'une vidéo montrant deux chômeurs marocains en train de s'immoler par le feu le 18 janvier 2012 à Rabat.  (FTVI)

Il n'a pas survécu à ses brûlures. L'un des deux diplômés au chômage qui avaient tenté de s'immoler par le feu la semaine dernière à Rabat, au Maroc, est mort mardi 24 janvier. "Abdelwahab Zeidoun est décédé vers 5 heures du matin des suites de ses blessures", a indiqué un médecin de l'hôpital Ibn Rochd de Casablanca. 

La victime, âgée de 27 ans et titulaire d'un master en documentation de l'université de Fès, faisait partie d'un groupe de diplômés du supérieur qui participent depuis deux semaines à un sit-in dans une annexe du ministère de l'Education, à Rabat, pour revendiquer un emploi dans la fonction publique.

Une vidéo diffusée sur internet et les réseaux sociaux montrait cinq hommes s'aspergeant d'essence pendant ce sit-in, mercredi 18 janvier. Mais le liquide ne s'est enflammé que sur deux d'entre eux. 

Ce type d'action s'est répandu dans les pays d'Afrique du Nord depuis l'immolation d'un protestataire tunisien en décembre 2010, Mohamed Bouazizi, qui avait déclenché le "printemps arabe" en Tunisie, puis en Egypte et en Libye.

Menace d'un "suicide collectif"

Au Maroc, des milliers de jeunes, diplômés et sans emploi - 27 % des diplômés universitaires ne trouvent pas de travail, selon l'agence marocaine de l'emploi -, manifestent presque quotidiennement depuis des années pour obtenir un poste dans la fonction publique.

En fin de semaine, environ soixante-dix chômeurs marocains ont menacé de commettre un "suicide collectif" s'ils n'étaient pas embauchés par la société d'Etat de phosphates OCP.