Le bilan de l'effondrement d'immeubles à Casablanca atteint 23 morts

Les services de secours ont extrait 15 nouveaux corps dimanche des bâtiments en ruines. Les causes de ce drame restent indéterminées.

Des pompiers dans les décombres des immeubles effondrés, le 11 juillet 2014 à Casablanca (Maroc).
Des pompiers dans les décombres des immeubles effondrés, le 11 juillet 2014 à Casablanca (Maroc). (JALAL MORCHIDI / AFP)

Les autorités marocaines font désormais état d'au moins 23 morts. Après trois jours de recherches, le bilan de l'effondrement de trois immeubles d'habitation à Casablanca, s'est encore alourdi, dimanche 13 juillet. Les autorités locales, citées par l'agence MAP, ne précisent pas s'il s'agit d'un bilan définitif. Pour cette seule journée, les services de secours ont extrait 15 corps des bâtiments en ruines.

Une soixantaine de personnes ont également été blessées lors de ce drame survenu en pleine nuit vendredi, pour une raison encore indéterminée. Dix-sept d'entre elles sont toujours hospitalisées. Leur état de santé n'a pas été révélé.

Un bilan provisoire 

Parmi les dernières victimes identifiées figurent au moins deux enfants ainsi qu'une actrice marocaine, Amal Maarouf, et sa mère, d'après les autorités locales. Selon le site d'informations marocain Yabiladi, l'artiste avait répondu à des appels sur son téléphone portable quelques heures après le drame vendredi.

Les opérations de secours ont été interrompues à plusieurs reprises dans la journée de dimanche, en raison notamment "des risques d'affaissement d'autres habitations" voisines.

Des secouristes cherchent des victimes sous les décombres des immeubles qui se sont effondrés vendredi, samedi 13 juillet, à Casablanca, au Maroc. 
Des secouristes cherchent des victimes sous les décombres des immeubles qui se sont effondrés vendredi, samedi 13 juillet, à Casablanca, au Maroc.  (FADEL SENNA / AFP)
 

Samedi et dimanche, les sauveteurs ont aussi dû recourir à du matériel plus sophistiqué pour mener leurs fouilles, suscitant quelques critiques sur le déroulement des opérations. "Suspension des fouilles, matériel insuffisant. Trois jours pour s'en apercevoir", a ainsi commenté le journal L'Economiste sur son site internet.

Des causes encore inconnues 

Les causes du drame restent toujours indéterminées. Selon des habitants interrogés par l'AFP, il a pu être provoqué par des "travaux anarchiques" et par le manque d'entretien général des immeubles, dont la construction remontait aux années 1960 et 1970. Trois immeubles mitoyens ont été évacués par précaution et plusieurs dizaines de familles relogées, tandis que le parquet de Casablanca a ouvert une enquête.