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Face au terrorisme, l'Afrique réclame des moyens financiers et militaires

«Menace du siècle, mal absolu»... Les chefs d’Etat africains multiplient les appels au secours pour aider le continent à endiguer le terrorisme. Depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, ils réclament des fonds, des moyens logistiques et militaires et une coopération plus accrue en matière de renseignement.
Article rédigé par Martin Mateso
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min
Le chef de l'Etat tchadien Idriss Déby Itno à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le 20 septembre 2016. (Photo/ONU)

C’et le président tchadien Idriss Déby qui a donné le ton le 20 Septembre à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU réunie à New York. Pour lui, le terrorisme constitue aujourd’hui la «menace du siècle». Et l’Afrique se trouve en première ligne.
 
«La Somalie, la Libye, le bassin du lac Tchad, le Sahel dans son ensemble, sont gravement déstabilisés et le péril cherche à s’étendre sur l’ensemble du continent», a averti le président Idriss Déby. Il faut donc des moyens financiers conséquents pour lutter contre ce mal absolu.
 
«Je lance un appel du haut de cette tribune à tous les Etats membres des Nations Unies, en particulier aux partenaires de l’Afrique, pour qu’ils apportent leurs contributions au Fonds africain de lutte contre le terrorisme créé en juillet dernier par le Sommet de l’Union africaine à Kigali, au Rwanda», a déclaré Idriss Déby, président en exercice de l’UA. Ce fond sera alimenté de façon volontaire par les Etats.
 
Des moyens financiers, matériels et militaires
Pour faire face au terrorisme, l’Afrique a bien sûr besoin d’argent frais, mais aussi de moyens matériels et militaires qui ne seraient pas efficaces sans le partage du renseignement. Et aucun pays  n’est à l’abri, a rappelé le président ivoirien Alassane Ouattara lors du débat général du 22 septembre.
 
«Aucun pays ne peut seul venir à bout de ce fléau. Si rien n’est fait collectivement pour supporter le coût de la sécurité de tous, nos pays en développement investiront dans leur sécurité nationale, les ressources qui manqueront demain aux investissements sociaux prioritaires ; avec les graves conséquences que l’on sait compte tenu de la jeunesse de nos populations», a plaidé le chef de l’Etat ivoirien.
 
L’Afrique au cœur du risque terroriste
Les représentants de l’Afrique qui se succèdent à la tribune s’inquiètent de la multiplicité des fronts sur le continent. Bamako, Ouagadougou, Abidjan… plusieurs capitales ont déjà été touchées en plein cœur par les terroristes. Le bassin du Lac Tchad ne cesse de compter ses morts suite aux attaques meurtrières de la secte islamique Boko Haram.
 
En Afrique de l’Est, bien qu’affaiblis militairement, les shebabs continuent de frapper régulièrement jusque dans la capitale somalienne à Mogadiscio.
 

A New York, les représentants du continent attendent de la communauté internationale une aide concrète et efficace pour protéger l’Afrique placée aujourd’hui au cœur du risque terroriste. 

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