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En République centrafricaine, les rebelles menacent la capitale

Des négociations doivent s'ouvrir vendredi au Tchad entre la coalition Séléka et le gouvernement.

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France Télévisions
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Le président centrafricain, François Bozizé, le 17 juin 2011 à Bruxelles (Belgique). (JOHN THYS / AFP)

Alors que les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ne sont plus qu'à 300 kilomètres de la capitale Bangui, des négociations avec le gouvernement de la Centrafrique vont s'ouvrir au Tchad. Le ministre de l'Information et de la Communication tchadien, Hassan Sylla Bakari, a annoncé jeudi 20 décembre que son pays accueillerait vendredi les représentants des deux parties.

"Nous avons été sollicités par les belligérants pour jouer le facilitateur", a-t-il indiqué à l'AFP. "C'est dans ce cadre que nous avons déployé nos forces pour nous interposer entre les belligérants", a affirmé le ministre, justifiant la présence de troupes tchadiennes en Centrafrique.

Le Séléka réclame un "dialogue sincère" avec Bangui

Le Tchad, fidèle allié du président centrafricain François Bozizé, qu'il a aidé à prendre le pouvoir en 2003 et qui est intervenu en 2010 à Birao (nord de la Centrafrique) pour expulser des rebelles, a envoyé des soldats en Centrafrique, sans en préciser le nombre.

Ces dernières semaines, l'armée centrafricaine a subi une série de revers, malgré la reprise de Kabo, comme le détaille La Croix. Le Séléka, une coalition rebelle centrafricaine, a pris plusieurs villes du nord et du centre du pays, dont Batangafo, à 300 kilomètres de Bangui.

Le Séléka a annoncé qu'il ne se retirerait pas de ses positions tant qu'il n'obtiendrait pas un "dialogue sincère" avec Bangui. Il exige "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant notamment un processus de désarmement et réinsertion des ex-combattants.

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