VIDEO. Le porte-parole de la présidence égyptienne invité de Soir3

Remise en liberté d'Hosni Moubarak, arrestation de centaines de Frères musulmans... Soir3 interroge le pouvoir égyptien. Ce mercredi 21 août, son porte-parole répond en duplex du Caire aux questions de Dominique Mari et Christian Malard.

Hosni Moubarak, l'ancien président égyptien démis lors des révolutions arabes, remis en liberté ; Mohamed Morsi, l'ex-président destitué, accusé de complicité de meurtre ; des centaines d'arrestations de Frères musulmans... "Pas de commentaires à ce sujet." "Les millions d'Egyptiens qui ont pris la rue tiennent énormément à un Etat de droit." D'autre part, "la demande de remise en liberté de Moubarak n'équivaut pas à une libération".

La volonté du pouvoir d'écraser les Frères musulmans : 1000 morts depuis une semaine, un bilan assumé ? La position du gouvernement, répond Ehab Badawi, est de "respecter la volonté du peuple égyptien : une démocratie, l'inverse du terrorisme, d'une théologie fasciste". Le peuple égyptien a fait son "choix identitaire" et"refusé qu'un mouvement impose des valeurs inacceptables pour la majorité". Le pouvoir se pose en défenseur des millions d'Egyptiens qui sont descendus dans la rue.

Les Frères musulmans accusés d'avoir voulu instaurer une dictature religieuse réfutée par la majorité ? "Tout à fait : une dictature religieuse, [que] ses actes - attaques contre les églises et les postes de police - désignent comme une organisation terroriste."

Le "lâchage" de l'Europe et des Etats-Unis ? Une question d'intérêts, selon le porte-parole de la présidence égyptienne, qui salue le soutien de l'Arabie saoudite et sa décision de "remplacer toute aide qui ne serait pas maintenue".

Le risque : un éclatement de la société égyptienne ? Selon E. Badawi, "le cas syrien ne s'applique pas".