Les carrières de calcaire en Egypte pour un travail à haut risque

L'Égypte, depuis la révolution de 2011, a été secouée par de graves crises politiques et économiques. Alors que le chômage est au plus haut, les carrières de calcaire de la province de Minya, au sud du Caire, attirent de nombreux hommes sans-emploi. Un travail dangereux et peu rémunéré.

10 photos d’Amr Abdallah Dalsh illustrent ce propos
110
Dans le village de Shurafa, peu avant la levée du jour, ils sont nombreux à attendre d’être transportés sur leur lieu de travail. 20.000 personnes travailleraient dans les carrières de calcaire, mais il est en réalité difficile de connaitre le chiffre exact. Il n’est pas rare de trouver parmi eux des agriculteurs ou des diplômés de l’université. Le salaire est de 10 à 16 dollars pour des journées de travail de parfois 16h. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
210
Si certains ne sont pas majeurs, ils sont tous logés à la même enseigne. Les ONG dénoncent régulièrement l’emploi illégal de milliers de jeunes dont des enfants. Mais avec l'énorme crise économique que traverse le pays, les familles les plus pauvres continuent d'y envoyer leurs fils malgré les risques encourus. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
310
Les routes sinueuses que les ouvriers empruntent à grande vitesse à bord de camions non destinés au transport d’humains leur font courir de nombreux risques… parfois mortels. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
410
Les fuites de carburant et les connexions électriques défectueuses sont également sources de problèmes. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
510
Pour couper les blocs de calcaire et transformer la roche en brique destinée à la construction, les machines sont équipées de pales de rotors. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
610
Mais difficile à manipuler, ces pales représentent un véritable danger. Beaucoup d’ouvriers ont perdu un doigt, un bras ou même une jambe. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
710
Quelques fois pieds nus, le visage recouvert de masques de fortune, ils travaillent la plupart du temps avec un équipement inapproprié.  REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
810
Problèmes respiratoires et maladies pulmonaires sont aussi monnaie courante. La plupart des mineurs ne possèdent pas de couverture sociale. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
910
Le gouverneur de Minya a ordonné en avril 2015 qu'un hôpital soit construit à proximité des carrières. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH
1010
La grande majorité des habitants du Caire ignore ce qui se passe à Minya. Aucun média n’évoque ce sujet en Egypte. REUTERS / AMR ABDALLAH DALSH