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Egypte. L'opposition appelle à manifester contre les nouveaux pouvoirs du président

Des formations de l'opposition égyptienne ont dénoncé jeudi l'annonce du renforcement des pouvoirs de Mohammed Morsi.

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France Télévisions
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Le président égyptien islamiste Mohamed Morsi (à droite) rencontre le nouveau procureur général, Talaat Ibrahim Abdallah, le 22 novembre 2012 au Caire (Egypte). (EGYPTIAN PRESIDENCY / AFP)

EGYPTE - Le président prend du galon et l'opposition s'insurge. Des formations de l'opposition égyptienne ont dénoncé jeudi 22 novembre l'annonce du renforcement des pouvoirs du président islamiste Mohamed Morsi et ont appelé à des manifestations nationales de protestation. "Nous appelons tous les Egyptiens à protester vendredi sur toutes les places d'Egypte", a déclaré Sameh Achour, chef du syndicat des avocats, lors d'une conférence de presse conjointe avec les opposants Mohamed El-Baradei et Amr Moussa.

En quoi Morsi renforce-t-il ses pouvoirs ?

Mohamed Morsi a décidé jeudi de renforcer considérablement ses pouvoirs, en particulier face à la justice. Cette annonce a été justifiée par la "défense" de la révolution de 2011.

"Le président peut prendre toute décision ou mesure pour protéger la révolution", a annoncé le porte-parole de la présidence, Yasser Ali, en lisant une "déclaration constitutionnelle". "Les déclarations constitutionnelles, décisions et lois émises par le président sont définitives et ne sont pas sujettes à appel" en attendant une nouvelle Constitution, a-t-il ajouté. Le président a en outre décidé de limoger le procureur général, Abdel Meguid Mahmoud.

Mohamed El-Baradei, prix Nobel de la paix, a accusé Mohamed Morsi de se proclamer "nouveau pharaon d'Egypte". "Aujourd'hui, Morsi a usurpé tous les pouvoirs. Un énorme coup porté à la révolution qui pourrait avoir d'épouvantables conséquences", a-t-il écrit sur Twitter.

Comment la population réagit-elle ?

Des centaines de manifestants en colère se sont rassemblés non loin de la place Tahrir, au Caire, pour dénoncer l'annonce du chef de l'Etat. "Nous n'avons pas mené une révolte pour remplacer un dictateur par un autre", a fustigé l'un d'eux.

A quelques kilomètres de là, des centaines de manifestants réunis devant le palais de justice ont en revanche apporté leur soutien à Mohamed Morsi. "[Sa] décision va permettre de rendre justice aux martyrs et de contraindre les corrompus à rendre des comptes", s'est félicité un participant.

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