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Egypte : situation tendue après des affrontements meutriers

L'armée égyptienne a déployé jeudi 6 décembre des chars devant le palais présidentiel à la suite d'affrontements meurtriers de mercredi soir.

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France Télévisions
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Des membres des Frères musulmans construisent une barricade sur une route menant au palais présidentiel, le 5 décembre 2012. (GIANLUIGI GUERCIA / AFP)

EGYPTE –  La situation reste incertaine en Egypte. Jeudi 6 décembre, l'armée a déployé des chars devant le palais présidentiel à la suite des affrontements meurtriers d'hier. Le président Morsi doit s'adresser à la nation dans la journée, alors que l'institution d'Al-Azhar, la plus haute autorité égyptienne de l'islam sunnite, vient de lui demander de suspendre les pouvoirs exceptionnels qu'il s'est accordés.

Incertitudes sur le plan politique

Mohamed Morsi, premier président islamiste d'Egypte, "doit suspendre le dernier décret et cesser de l'utiliser", a déclaré Al-Azhar dans un communiqué. Il s'agit d'une forme de désaveu de la part de cette institution théologique sunnite. Ce décret, pris le 22 novembre, accorde des pouvoirs élargis au président Morsi et place ses décisions au-dessus de tout contrôle judiciaire, une situation qui s'apparente à des pleins pouvoirs de fait.

Le président égyptien doit prendre la parole jeudi après-midi.  Dans son intervention télévisée, il souhaite tendre la main à l'opposition et appeler au dialogue, a-t-il précisé. 

Tensions sur le terrain 

Des chars et des véhicules blindés de la garde républicaine, une unité de l'armée chargée de protéger la présidence, ont pris position près de l'entrée du complexe présidentiel et sur une grande avenue qui le longe, dans le quartier d'Héliopolis. L'armée a interdit les regroupements aux aux abords du palais et sommé les manifestants de quitter les lieux jeudi, d'ici à 15 heures (GMT, 16 heures à Paris). Le général Mohammed Zaki, chef de la garde républicaine, a néanmoins souligné que l'armée ne recourrait pas à la force contre les manifestants. 

La veille, l'Egypte a connu sur cette place les pires violences depuis l'élection de Mohamed Morsi, en juin 2012 : cinq manifestants tués  dans des affrontements entre opposants et partisans du chef de l'Etat. Les pro-Morsi ont tenté de déloger les anti-Morsi qui occupaient les abords du Palais présidentiel pour protester contre le projet de constitution et les pouvoirs du président. 

 

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