Egypte: Amnesty International accuse les partisans de Mohamed Morsi de tortures

L'ONG a recueilli des témoignages faisant état de décharges électriques et de coups.

Des partisans du président déchu Mohamed Morsi manifestent, le 2 août 2013 dans les rues du Caire (Egypte).
Des partisans du président déchu Mohamed Morsi manifestent, le 2 août 2013 dans les rues du Caire (Egypte). (AHMED ABD EL LATIF / ANADOLU AGENCY)

Capturés, battus, soumis à des décharges électriques ou poignardés. Selon Amnesty International, c'est le sort réservé par les partisans du président déchu Mohamed Morsi à leurs adversaires politiques. L'ONG a demandé vendredi 2 août l'ouverture d'une enquête sur ces allégations, formulées à partir de témoignages des survivants.

"Les allégations selon lesquelles des individus se livrent à des actes de torture sont extrêmement graves et doivent faire l'objet d'une enquête de façon urgente", a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui. Le directeur adjoint de l'organisation pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord avertit toutefois que le gouvernement ne doit pas prendre le prétexte de ces faits de tortures présumées "pour punir collectivement tous les partisans de Morsi et avoir recours à un usage excessif de la force pour disperser leurs sit-in".

Depuis l'éviction par l'armée du président islamiste le 3 juillet, les partisans du président Morsi occupent toujours deux places du Caire, avec la ferme intention de poursuivre leur mouvement, malgré les morts et les avertissements de l'armée. Plus de 250 personnes ont été tuées. Les victimes étaient essentiellement des manifestants pro-Morsi au cours d'affrontements avec les forces de l'ordre ou avec des opposants du président déchu.