Vidéo Rencontre avec Marie-Paule Okri, lauréate du prix Simone-de-Beauvoir

Publié
Durée de la vidéo : 5 min
Militante ivoirienne pour les droits des femmes, Marie-Paule Okri a remporté cette année le prix Simone-de-Beauvoir en France. Elle nous explique ce que cela représente pour elle et son organisation féministe, la Ligue ivoirienne des droits des femmes. -
VIDEO. Rencontre avec Marie-Paule Okri, lauréate du prix Simone-de-Beauvoir Militante ivoirienne pour les droits des femmes, Marie-Paule Okri a remporté cette année le prix Simone-de-Beauvoir en France. Elle nous explique ce que cela représente pour elle et son organisation féministe, la Ligue ivoirienne des droits des femmes. - (Brut.)
Article rédigé par Brut.
France Télévisions
Militante ivoirienne pour les droits des femmes, Marie-Paule Okri a remporté cette année le prix Simone-de-Beauvoir en France. Elle nous explique ce que cela représente pour elle et son organisation féministe, la Ligue ivoirienne des droits des femmes.

Cofondatrice et responsable Feministe des interventions sociales à la Ligue ivoirienne des droits des femmes, Marie-Paule Okri a remporté cette année le prix français Simone-de-Beauvoir. Un prix auquel elle ne s’attendait pas : “Je n'ai pas réalisé sur le coup”. Son organisation offre “un accompagnement juridique, psychologique et médical ou sanitaire à des femmes que nous recevons, des femmes survivantes de viol, de violences”. Depuis son enfance, la jeune femme est engagée sur la question du féminisme : “Depuis toute petite, on me trouvait bizarre ! J'étais celle qui ne voulait pas se conformer à tout ce qui était assigné aux femmes”.

“Avec mes amies, on a décidé de se mettre ensemble, et de créer quelque chose d'assez formel”

Avec sept autres femmes, elle crée la Ligue ivoirienne des droits des femmes. “Nous avons décidé de mettre en place la Ligue, suite à un cas de violence extrême qui a choqué tous les Ivoiriens”. Marie-Paule Okri décrit un fait divers au cours duquel une femme a été défénestrée par son mari, qui, selon les voisins, avait pour habitude de la frapper. “Avec mes amies, on a décidé de se mettre ensemble, et de créer quelque chose d'assez formel. Et c'est comme ça que la Ligue est née”. Ce prix Simone-de-Beauvoir, elle le dédie aussi à ses parents, et notamment sa mère, qui “n'a pas eu la possibilité d'aller à l'école”. Donc ma maman se dit : “Ma fille, vas plus loin que moi, fais tout ton possible et ramène-moi ce que tu peux me ramener comme prix, comme diplôme, c'est ma seule satisfaction.” Même si elle ne comprend pas toujours ce à quoi ça renvoie, elle est toute heureuse lorsque je suis heureuse”.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.