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Centrafrique : la France déploie 150 militaires à Bangui

Des légionnaires ont renforcé samedi la compagnie de parachutistes présente dans la capitale pour assurer la protection des ressortissants français.

Article rédigé par franceinfo avec AFP et Reuters
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le président de la République centrafricaine François Bozizé participant à un rassemblement de ses partisans, entouré de militaires, le 27 décembre 2012à  Bangui (Centrafrique). (REUTERS)

Cent cinquante militaires français venus du Gabon ont été déployés dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 décembre à Bangui, capitale de la Centrafrique, pays confronté à une situation tendue depuis début décembre. Ces légionnaires du 2e régiment étranger de parachutistes sont venus renforcer les 250 soldats de la compagnie du 8e régiment parachutiste d'infanterie de marine stationnée sur l'aéroport, comme le précise le ministère de la Défense français sur son site internet. Il s'agit d'une "mesure de précaution" pour "la protection des ressortissants français et européens".

Jeudi, François Hollande a écarté toute volonté de la France de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Centrafrique où la rébellion armé du Séléka, aux portes de la capitale, menace le régime de François Bozizé. Selon le président de la République, la seule préoccupation de Paris est  d'assurer la sécurité des quelques 1 200 Français vivant dans le pays, deux jours après que l'ambassade de France ait été prise pour cible par de violentes manifestations. D'après RFI, une section d'infanterie soit une trentaine d'hommes ont renforcé la sécurité de l'ambassade avec une dizaine de commandos et un véhicule de protection. Une dizaine de militaires ont aussi été déployés au lieu-dit des "17 villas" où vivent de nombreux Français.

Alors que les habitants de Bangui ont commencé à faire des réserves ou à plier bagages, des manoeuvres diplomatiques pour sortir de la crise qui ébranle le pays sont en cours. Vendredi,  Guy-Pierre Garcia, le secrétaire général adjoint de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) a affirmé que le gouvernement centrafricain et la coalition rebelle du Séléka acceptent "d'aller au dialogue sans conditions et sans préalables".

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