Cameroun : au moins sept enfants tués dans l'attaque d'une école

L'attaque n'a pas été revendiquée. Des groupes séparatistes anglophones affrontent l'armée camerounaise depuis près de trois ans dans cette région.

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France Télévisions
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Au moins huit enfants ont été tués dans l'attaque d'une école à Kumba, dans la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun, le 24 octobre 2020. (GOOGLE MAPS)

Au moins sept enfants, selon le gouvernement camerounais, huit selon l'ONU, ont été tués et une douzaine d'autres blessés, samedi 24 octobre, dans l'attaque de leur salle de classe dans une école du Cameroun anglophone, théâtre d'un conflit depuis près de trois ans. L'attaque a eu lieu à Kumba, dans la région du Sud-Ouest. Un crime "horrible" vivement condamné par la classe politique camerounaise et l'Union africaine. 

"Au moins huit enfants ont été tués par des coups de feu et des attaques à la machette. Douze autres ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux locaux", a d'abord annoncé le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) au Cameroun, dans un communiqué. Sept enfants de neuf à douze ans ont été "assassinés", a annoncé quelques heures plus tard le gouvernement camerounais, qui accuse des "bandes armées terroristes sécessionnistes".

Une source proche de la police rapporte à l'AFP qu'un "groupe de neuf assaillants terroristes" a fait irruption vers 11h dans le collège Mother Francisca International Bilingual Academy, avant d'ouvrir le feu sur les élèves présents dans la salle de classe, âgés de 9 à 12 ans.

Une attaque sur fond de conflit meurtrier

L'attaque de Kumba n'a pas encore été revendiquée et les assaillants n'ont pas encore été identifiés officiellement par les autorités. Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l'armée s'affrontent dans les deux régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où vit l'essentiel de la minorité anglophone, dont une partie s'estime marginalisée par la majorité francophone du pays. 

Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les exactions et meurtres de civils par les deux camps, selon de nombreuses ONG, ont fait plus de 3 000 morts et forcé plus de 700 000 personnes à fuir leur domicile.

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