Burkina Faso : huit mineurs coincés sous terre depuis 20 jours

Depuis le 16 avril, huit mineurs sont coincés dans une galerie souterraine de la mine de zinc de Perkoa, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Ouagadougou. 

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Le 29 janvier 2022, un homme transporte des jerricans d'eau dans la mine de granite à ciel ouvert de Pissy, une autre mine du Burkina Faso où les conditions de travail sont particulièrement difficiles. (JOHN WESSELS / AFP)

Le gouvernement burkinabè estime qu'il n'existe aucune "garantie" de pouvoir retrouver vivants huit mineurs coincés à plusieurs centaines de mètres sous terre depuis vingt jours dans une mine de zinc du Burkina Faso. Depuis le 16 avril, huit mineurs – six Burkinabè, un Zambien et un Tanzanien  sont coincés dans une galerie souterraine de la mine de zinc de Perkoa, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Ouagadougou, exploitée par la compagnie canadienne Trevali Mining. Ils sont portés disparus à la suite d'une "inondation" provoquée par des pluies diluviennes, selon la compagnie minière.

Course contre la montre

Selon un responsable du site cité par Burkina24, les travaux de pompage n’ont pas pu vider à ce jour la chambre de refuge où se trouveraient les mineurs. "Les machines mises en place pour le pompage vont à un rythme (trop lent) qui n'est pas à notre goût et ne garantit pas, si nous mettons autant de temps, que nous puissions les retrouver (vivants) comme nous le souhaitons", a déclaré le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo, qui s'est rendu jeudi 5 mai à Perkoa à la tête d'une délégation gouvernementale.

La veille, une cellule de crise mise en place à Ouagadougou depuis la disparition des mineurs avait été délocalisée sur le site de la mine.

"Une enquête sera diligentée pour situer les responsabilités."

Albert Ouédraogo, le Premier ministre

à l'Agence d'information du Burkina (AIB)

Renforts

Selon le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo, "la capacité des équipements" a été renforcée et il a été fait appel à des "renforts" venus du Ghana. "On multiplie les efforts et on fait appel à toutes les compétences", a déclaré un des sauveteurs. Une machine de pompage de 60 litres par seconde est notamment entrée en action, qui a permis de faire baisser le niveau de l'eau. Mais, selon lui, des pannes régulières des équipements n'ont cependant pas encore permis d'atteindre la "chambre de refuge" située à 580 mètres sous terre et équipée de kits de survie, où les secouristes espèrent que les mineurs qui travaillaient à 700 mètres de profondeur ont pu accéder.

"On avait annoncé la date du 5 mai" pour que les sauveteurs atteignent la chambre de refuge, "mais malheureusement cette date" est passée "sans qu'on puisse voir nos frères", a déploré Antoine Bama, parent d'un des mineurs. Il a dit espérer au plus vite "un miracle".

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