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Biens mal acquis : un mandat d'arrêt contre le fils du président équato-guinéen

Teodorin Nguema Obiang a refusé de se présenter mercredi à la convocation des juges qui le soupçonnent de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le ministre de l'Agriculture et fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang Nguema, le 24 janvier 2012, à Bata (Guinée-Equatoriale). (ABDELHAK SENNA / AFP)

Un mandat d'arrêt a été lancé contre Teodorin Nguema Obiang, le fils du président équato-guinéen, après son refus de se présenter mercredi 11 juillet devant les juges d'instruction chargés de l'enquête dite des biens mal acquis de chefs d'Etat africains, a-t-on appris vendredi 13 juillet de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Les juges, qui soupçonnent Obiang fils de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers, l'avaient convoqué en vue d'une mise en examen pour la deuxième fois, mais il ne s'est pas présenté, invoquant, selon son avocat, son immunité en tant que vice-président de la Guinée-Equatoriale.

Deux juges d'instruction, Roger Le Loire et René Grouman, enquêtent depuis un an et demi sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains (Congo, Gabon et Guinée-Equatoriale) ont acquis un important patrimoine en France, précise le Monde

Une spectaculaire perquisition à eu lieu au domicile du fils Obiang, avenue Foch à Paris, le 14 février. Dans cet appartement évalué à 150 millions d'euros ont été découverts des objets de luxe, des vins fins ou encore des œuvres d'art estimés ) plusieurs millions d'euros. En septembre 2011 déjà, les juges avaient saisi 16 voitures de luxe.

L'enquête vise aussi les dirigeants du Gabon et du Congo-Brazzaville

Teodorin Obiang étant la première personne poursuivie, c'est le développement le plus marquant de cette information judiciaire sans précédent pour "recel de détournement de fonds publics", validée par la Cour de cassation en 2010 contre l'avis du parquet.

L'enquête est susceptible de se développer bien au-delà du cas équato-guinéen, puisqu'elle vise aussi les familles d'Ali Bongo (Gabon) et Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville), qui possèdent respectivement 39 et 24 propriétés immobilières de luxe à Paris, et environ 200 comptes bancaires.

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